Et si on en terminait avec les préjugés sur les métiers de mecs ?

A l’heure où les féministes se sont battues corps et âmes afin d’obtenir le retrait du « Mademoiselle » sur les formulaires officiels… j’ai peur qu’il reste encore beaucoup de combats plus importants à mener. Personnellement, j’ai même tendance à corriger les gens qui me donnent du « Madame »

Mais au delà de ça, un combat pour une simple case sur un formulaire me paraît futile au regard des inégalités hommes/femmes qui existent toujours… Que ce soit en termes de salaires (les femmes étant malheureusement encore moins payées que les hommes à poste égal…) ou en termes de métiers!

Et ce qui m’énerve, c’est que bien souvent ces inégalités commencent dès le lycée, au moment du choix de l’orientation. Par méconnaissance de certains métiers, beaucoup d’entre nous s’en font de fausses idées et se mettent eux même des barrières en travers de leur chemin!

Combien de fois les gens ont-ils l’air étonnés lorsque je leur annonce que je suis développeuse? Pour vous dire, une fois on m’a pas cru en me disant que c’était pas possible, qu’un développeur ça prenait pas de douche alors que j’avais l’air propre pourtant… Really? Stop les mecs…

… on peut avoir un métier d’apparence peu glamour, tout en restant féminine! Écrire des lignes de code ne m’a jamais empêché de me pouponner. Et je ne peux que me désoler du peu de filles qu’il y avait à la base dans ma promo de DUT multimédia, et du nombre encore plus restreint de celles qui se sont orientée vers le développement!

Alors s’il y a un message que j’aimerais faire passer aujourd’hui, c’est que oui nous les femmes sommes capable de tout, aussi bien que les hommes. Capable de faire autre chose que des métiers en apparence de filles, et donc de nous diriger vers des études supérieures telles que l’informatique ou même les études d’ingénieurs.

Et même si à la base je ne suis pas vraiment pro-école d’ingénieurs (je suis fière de mon parcours court qui m’a permis de rentrer dans la vie active à 20 ans) je suis quand même sensible quand une école d’ingénieur œuvre pour la diversité de ses effectifs, en augmentant le pourcentage de filles élèves ingénieures.

Surtout quand je constate par exemple qu’en 2011, les filles représentaient seulement 13 % de l’effectif total des élèves de l’ei.cesi! Je dois avouer que jusqu’à il y a quelques jours je n’avais jamais entendu parler de cette école, qui est pourtant la 1ère école en France en volume avec plus de 850 apprentis ingénieurs qui intègrent l’école chaque année.

Et sincèrement, je crois beaucoup en le dispositif de l’apprentissage. Je suis moi même passée par là pour ma licence professionnelle, et c’est une formidable chance d’acquérir simultanément un diplôme et une expérience, de quoi être vraiment opérationnel à la sortie de l’école, et pas juste en théorie.

Alors mince, si on arrêtait les préjugés et si les gens arrêtaient de me prendre pour un astéroïde? Je suis une fille et je suis fière de l’être, je suis différente d’un mec, mais nous les femmes ne sommes pas moins bonnes ni meilleures, nous sommes différentes tout simplement.

Et ce n’est pas la différence qui empêche de faire les mêmes choses. Ne dit-on pas que tous les chemins mènent à Rome? Et bien Mesdames, Mesdemoiselles, à vous de montrer que le futur pourra prouver qu’homme ou femme, notre destin n’est pas une question de capacité liée à notre sexe

Et toi, tu en penses quoi de l’égalité hommes/femmes?

Plus d’infos sur http://www.eicesi.fr/actualites-femme-ingenieure-pourquoi-pas-vous.asp.

Article sponsorisé.

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  • Tout est une question d’éducation, de conditionnement. Même sans que ce soit toujours délibéré, il est prouvé que les parents et éducateurs orientent les petits garçons vers certains métiers et pas les filles. Les enseignants encouragent même plus les garçons que les filles en classe… Le meilleur moyen de faire changer les mentalités est que les filles soient exposées à des modèles qui sortent du moule traditionnel. Qu’elles lisent, entendent parles de femmes ingénieurs, pilotes de ligne et heureuses de l’être.

  • Je brandis le drapeau avec toi ! J’ai fait une école d’ingé en informatique (l’ECE Paris) et je suis développeuse (que c’est moche ce mot ^^) web et fière de l’être !

  • D’un autre côté, moi je fais un métier extrêmement féminisé … Enseignante … Par contre que de Chefs d’Etablissement hommes … Qu’en déduire ?

  • Ce genre de préjugée ne m’avait jamais frappé jusqu’au jour de ma rentrée en 1ère année d’IUP Génie informatique. Nous étions 2 filles sur un effectif de 50 ou 60. L’autre m’a dit « Mais à quoi tu t’attendais !? » Très franchement, je n’y avait même pas réfléchi ! Dans ma grande naïveté, j’étais une fille qui voulait être développeuse, je n’avais rien d’exceptionnel donc je ne voyais pas de raison qu’on soit si peu.
    Mais c’était il y a presque 15 ans, toujours dans ma grande naïveté, je croyais que ça avait évolué plus que ça 🙁
    Personnellement, dans le monde du travail, le fait d’être une femme ne m’a jamais posé de problème

  • Je suis d’accord, bien que soulagée qu’on aie retiré ce foutu formulaire (mademoiselle ou comment réduire une femme son statut dès la naissance), pour autant le mademoiselle à l’oral ne me dérange pas car il n’a pas la même connotation mariée/pas mariée, il veut seulement dire ‘jeune femme’. Batailler dans un domaine n’empêche pas de batailler pour les autres 😉

    Je remarque surtout qu’on ne reçoit pas les mêmes commentaires dans une filière à majorité féminine. Je suis en fac de lettre, sur 100 élèves, peut -être 20 sot des hommes et on ne les prend pas pour des ovnis/gays/autres. Est ce parce qu’un homme a moins de comptes à rendre ?

    Pour le reste il y a malheureusement encore du boulot partout, et des deux côtés, pour que les hommes et les femmes ne soient pas obligés d’agir selon leur sexe, mais selon leurs goûts. 

  • J’ai eu droit à ce genre de préjugés, j’ai fait plusieurs métiers différents en même temps, et combien de fois on m’a dit « hein, mais t’es maquilleuse, comment ça se fait que tu saches le php ? mais t’as le bac au moins ?’ oui mon chou, 6 ans d’études supérieures…