« Nous pouvons tous arrêter cela, alors faisons-le ! »

« Chaque jour en France, 12 personnes perdent la vie sur les routes et autant gardent des séquelles lourdes après un accident… Devant tant de vies brisées, tant de familles dont la vie bascule à cause d’une infraction au Code de la route, l’indignation demeure entière. En nous faisant partager ce moment terrible de l’annonce de l’accident, ces films rappellent l’ampleur de ces drames, leur brutalité, et la responsabilité qui incombe à chacun sur les routes »

Jean-Louis Borloo a prononcé ces mots à l’occasion de la diffusion d’une campagne de sensibilisation à la sécurité routière. Si vous avez regardé la TV entre le dimanche 24 janvier et le vendredi 12 février 2010, peut-être êtes vous tombés sur un de ces spots. Cela a été mon cas et j’en ai été bouleversée. D’une durée très courte (entre 15 et 45 secondes), ces films mettent l’accent sur les conséquences dramatiques d’un accident en montrant des femmes et des hommes terrassés par un simple coup de fil : l’appel qui leur apprend la disparition brutale d’un être cher ou qu’un proche a été grièvement blessé. Cette campagne vient rappeler les conséquences irréparables des accidents de la route. La consommation d’alcool, l’usage de stupéfiants, les excès de vitesse, l’utilisation du téléphone portable au volant, la fatigue ou l’inattention… sont autant de causes d’accidents graves et de décès que nous pourrions éviter.

Si je suis aussi émue et que je me sens touchée au plus profond de mon être par cette campagne, c’est parce que cette douleur ne m’est pas inconnue. Le 19 février est une date particulière pour moi et ma famille, puisqu’il y a 8 ans jour pour jour, mon frère décédait des suites d’un accident de la route, piéton renversé par une moto qui doublait des voitures par la droite.

En parler aujourd’hui sur ce blog n’est pas une démarche anodine pour moi. En effet, dans mon entourage, en dehors de ma famille pratiquement aucune personne, même mes amis proches n’est au courant. Alors pourquoi en parler aujourd’hui me direz-vous? Tout simplement, parce que lorsque le temps passe, même si les blessures ne disparaissent jamais vraiment, elles deviennent moins douloureuses. Aujourd’hui, je pense avoir assez de recul sur cet épisode douloureux de ma vie et c’est pourquoi je me suis sentie prête à en parler. Même si je ne suis pas dupe et que je sais que mon témoignage ne changera rien dans l’immédiat, je garde l’espoir que les choses changeront un jour.

Pour en revenir à cette vidéo, j’ai failli fondre en larmes devant ma TV, me retrouvant projetée 8 ans en arrière et submergée par mes émotions. Je me rappellerai toujours de ce jour de St Valentin 2002 où alors que soeur et moi étions tranquillement en train de regarder nos dessins animés, mes parents sont sortis de la cuisine en larmes, nous annonçant que notre frère avait eu un accident et qu’il était à l’hôpital dans le coma. Vous comprendrez que je n’ai participé à aucun de ces concours qui ont fleuris sur la toile à l’occasion de la St Valentin cette année, où pour gagner il fallait raconter sa meilleure ou sa pire St Valentin…

Alors, par pitié prenez conscience du danger que vous représentez sur la route s’il vous plaît. Et par dessus tout, profitez au maximum du temps que vous pouvez passer avec les gens que vous aimez. C’est dur à dire, mais vous pouvez perdre n’importe lequel de vos proches à n’importe quel moment. La dernière fois que j’ai vu mon frère, c’était alors qu’il me déposait devant mon collège un matin. Alors que je lui disais au revoir précipitamment, trop pressée de rejoindre mes copines, je n’aurai jamais imaginé que je ne le reverrai plus jamais…

Pour terminer cet article, je tiens à vous présenter une association qui nous a beaucoup aidé à surmonter cette épreuve et que je tiens à remercier chaleureusement: l’association Tonyman la Route Tue. Cette association a été créé en mémoire d’Anthony 17 ans, tué par un chauffard en 2002 lui aussi. Depuis 8 ans maintenant, cette association se bat pour aider les familles de victimes à reprendre pied, apportant un soutient moral et des conseils pour affronter la procédure judiciaire qui suit bien souvent de tels accidents.

Je crois que vous avez compris le message, n’attendez pas qu’il soit trop tard et profitez de chaque instant passé avec ceux que vous aimez. J’espère que vous n’aurez jamais à vivre ceci car même si aujourd’hui je suis plus forte et plus décidée que jamais à lutter contre ce fléau, je ne pourrais jamais oublier cette phrase de ma petite soeur à l’annonce de la mort de notre frère. Fillette de 8 ans violemment confrontée à la réalité, elle a fondu en larmes en prononçant ces mots qui m’ont à jamais marqué: « C’était mon seul frère ».

Alors à ma petite famille qui a survécu à cette épreuve avec moi je n’ai qu’une chose à vous dire… mon cher papa, ma chère maman, ma chère petite soeur… je vous aime!

« »
  • Ton article m’a bouleversée.

    J’ai également perdu mon frère, dans d’autres circonstances, il y a maintenant 13 ans. Comme toi, j’ai passé des années à repenser à la dernière fois que je l’avais vu, à regretter toutes ces choses que j’aurai aimé lui dire si j’avais su que c’était la dernière fois que je le voyais. Comme toi, j’ai mis des années à en parler.
    Je suis admirative de ta démarche. Il faut beaucoup de courage pour confier un drame si personnel. Mais c’est je crois essentiel. C’est le seul moyen d’exorciser sa peine et le sentiment d’injustice que l’on peut ressentir. Et puis, je sais d’expérience que ne pas en parler peut faire encore beaucoup plus de mal.

    Ton article est aussi beau que touchant. Il est non seulement remarquablement bien écrit mais redoutablement efficace. Détrompe toi, ton témoignage participera sans doute à faire prendre conscience des conséquences irrémédiables que peuvent avoir des comportements irresponsables sur la route. On a tendance à croire que cela n’arrive qu’aux autres, et ton article nous rappelle que nos vies peuvent basculer en un instant. Si les victimes de ces drames n’en parlent pas, qui le fera. C’est leurs témoignages, plus que tout autre chose, qui pourront produire des électrochocs et faire évoluer les comportements. Une chose est sûre, moi j’y penserai la prochaine fois que je prendrai le volant. Alors, merci pour ton message et ta sincérité.

    Je vous souhaite à ta famille et toi beaucoup de courage pour cette journée éprouvante.

  • L’amour qui s’en va comme les eaux courantes..
    La vie est devenue lente et désespérance violente..
    À tout ce qui n’est pas de toi me laisse indifférent..
    Le son de ta voix que je n’entendrai plus m’est effrayant..
    Qui fait froid dans le dos, le téléphone ne sonnera plus..
    De se sentir très mal sans savoir à jamais comment vas-tu ?
    Suffoquer de chagrin d’amour qui me prend en laisse..
    C’est comme les oiseaux encager par les maladresses..
    Un jour pour nous aussi ce voyage prendra fin..
    Mais le bout de la route me semble-il bien loin..
    En attendant je m’accroche à tes joyaux souvenirs..
    Rien que pour ta mémoire me raisonne de la maintenir..

    Des milliers voix crient, mais personne ne les entend..
    Êtes à terre démunie, mais ces démons qui sont contents..
    Ces démons, dénoués de l’essence qui jouent avec le feu..
    À nous d’assumer sa délinquance, tu es rentré dans leurs jeux..

    Quand j’implorais à genoux du ciel une pitié, un coup de main..
    Je trouvais des lions affamés debout sur mon chemin..
    Chevauchent sur le ciel et la terre suppliant un radeau..
    Que quelque juge emportant ma tête sur un plateau !
    C’est là que je fis la connaissance que j’ai écopé le ticket perdant..
    Le malheur allait devenir mon ami fidèle, il ne me jamais quittât !

    Je me souviens d’avoir lu quelque part un jour d’ennuis..
    Avait fabriqué l’homme à son image. La ressemblance c’est inouïe..
    Quand les cris de l’amour croisent les crocs de la haine..
    Mon amour, je n’ai plus de mots pour décrire à quel point je t’aime..

    À ceux qui ne nous quittent pas, s’accrocher solidement à nos pas..
    Qui nous donnent le courage de se battre et ne jamais baisser les bras..

    Oh quel supplice Tantale de ne pas entendre leur voix !
    À en mourir de le voir si jeune qui s’en va !

  • Le procureur de Grasse a informé le papa de Manu qu’il classait sans suite la mort de Manu précisant que par son comportement, Manu s’est rendu responsable de l’infraction dont il se plaint.
    Comment nos défunts peuvent- ils se plaindre. Ils ne sont plus là pour se défendre. Là encore, un dossier mal ficelé, mal fait, un plan de l’accident non conforme à la réalité. Doubler par la droite ne constitue t-il pas une
    faute ? ou alors le Code de la Route à changé.
    La D.D.E a confirmé que l’endroit ou circulait le chauffard à moto est un emplacement non réservé aux deux roues. En se battant aux côtés de l’association, le papa de Manu a obtenu l’ouverture d’une instruction et la mise en examen du responsable de la mort de son fils, http://www.laroutetue.com/manu.htm.

  • Après classement sans suite. Motif : infraction insuffisamment caractérisée. Devant les juridictions civiles, on n’avait rien vu d’aussi extravagant venant d’un juge . A la demande de l’avocat de l’assurances: condamner une mère à indemniser la meurtrière de son enfant tué, pour ses loisirs troublés après avoir occasionné un accident mortel. Ce n’est pas raté, loin de là ! Une belle démonstration de la solidarité des liens d’intérêt, Cie d’assurances et magistrats ! Le Juge m’a condamnée en qualité d’héritière de mon fils, à payer la somme de 2.032 euros de pretium doloris à cette meurtrière. Pendant six semaines, après l’accident, elle avait une gêne à pratiquer certaines activités de loisirs et plus particulièrement, lors de la rotation en créneau ou en jouant au gol. Le Juge, sur les droits à indemnisation et l’évaluation des préjudices, m’attribue 9.000 euro à la réparation de son préjudice moral pour perte de son fils unique (Le préjudice moral n’est pas évaluable, c’est la vie, encore moins la réparation) On ne peut qu’être terriblement abattu devant le rôle ingrat de la justice dans tel dossier. La douleur indescriptible d’une mère dés enfantée et la vie saccagée de son fils ne valent pas plus que 9.000 euro par rapport aux loisirs troublés d’une meurtrière ? Jusqu’où iront-ils dans l’horreur ? Combien cette phrase fait sens de nos jours. Justice, où est ton humanisme ? Pour eux ce n’était qu’un petit nuage sur un vaste horizon ! Et pour nous ? Le système judiciaire, est devenu notoirement archaïque. Mon fils ATTA a été tué par une meurtrière impunie, couverte par la justice. Le 2 décembre 1999, le jour de son enterrement, aurait dû être le jour de soutenance de sa thèse de Doctorat de physique et mathématiques sur la théorie du chaos et la médecine en France.

    Je ne peux pas être politiquement correcte, j’ai un malaise profond avec la société. Il y a une telle surdité dans ce pays qu’il faut hausser la voix pour se faire entendre avec les mots crus et sans concession, sans racolage, juste les mots nécessaires sans un de moins, sans un de trop. Ils rendent un sujet aujourd’hui encore plus dérangeant et choquant qu’il ne l’est d’ordinaire, poignant certes, mais traité aussi d’une plume vive dans la cruauté lorsque la narratrice s’en prend à son milieu avec une haine viscérale envers les autres. Quand je dis Les autres, c’est aux responsables politiques et judiciaires que je m’adresse. C’est un cri d’impuissance, de révolte et de rage d’une mère désespérée. C’est l’expression naturelle de la révolte des victimes exclues. L’agressivité en est éloquente. Il révèle l’existence de centaines de milliers de gens en marge de la société, c’est dans pareille carence que la justice à deux vitesses s’affirme. C’est une machine à tuer l’espoir, exactement le contraire de ce qu’elle devrait être. Ce système judiciaire est bon pour la casse. Je vous invite vivement, à visiter le site : http://www.chez.com/terrorisme de la route ou http://www.attaoloumi.net. Vous allez découvrir que la justice est atteinte d’une maladie mortelle. Elle est dévorée par la folie des jeux sinistres qui se pratiquent dans des Palais d’Injustice de la République. La seule solution à mettre en oeuvre afin de faire cesser cette folle hécatombe et de réviser la justice en matière de délinquance routière est que les responsables et les décideurs subissent les mêmes épreuves et fassent face un jour à ce genre de drame dans leur famille en tant que victimes et non auteurs. Quand ils trouveront leurs enfants inanimés dans un sac plastique, peut-être essaieront-ils de changer le cours de cette lamentable mortalité avec plus de détermination ! Et mettre fin à ce piège mortel de la société. La rapidité. Pas facile d’annoncer à des enfants qu’ils sont désormais seuls au monde. Pas facile d’annoncer à des parents qu’ils ne sont plus. Comment voulez- vous que nos responsables politiques sachent ? Ce ne sont pas des citoyens, ce sont des politiciens. Je porte l’entière responsabilité des mots que j’appose et je les Revendique Haut et Fort. Lili Oloumi une mère désenfantée. Contact; infos@attaoloumi.net .

  • Quand vous prenez la route, pensez à ces jeunes gens qui ont perdu la vie à cause de la folie des hommes, de l’inconcience, de l’égoïsme. Les accidents de la circulation, ça n’arrive pas qu’aux autres. La vie est fragile, respectez là. Pensez à mettre votre ceinture de sécurité et faites là mettre à tous vos passagers. Ne buvez pas quand vous prenez le volant. L’alcool met en danger votre vie, celles de vos passagers et des autres usagers de la route. Respectez les distances de sécurité. Respectez le Code de la route. Soyez cool au volant de votre voiture, ne devenez pas quelqu’un d’autre dès que vous conduisez. Ne vous rendez pas coupable d’un accident pour avoir voulu gagner 5 minutes. Il vaut mieux arriver en retard dans ce monde qu’en avance dans l’autre. Pensez enfin que si vous avez un accident et que vous avez bu de l’alcool, votre assurances ne vous couvrira pas et vous aurez des gros soucis avec la justice, vous risquez de lourdes sanctions et une procédure pénale. Pensez aux autres.

  • […] Et pourtant, je ne peux m’empêcher de penser « Et si… ». Et si on m’appelait pour m’annoncer qu’un proche vient d’avoir un accident, ou pire… J’ai toujours cette peur sous-jacente et crispante en moi. J’ai appris à vivre avec car je sais que je ne peux m’en détacher, c’est une facette de ma personnalité, une part de mon vécu… […]

  • […] pourquoi, comme pour le spot « Nous pouvons tous arrêter cela, alors faisons-le ! » je suis d’autant plus sensible et réceptive au nouveau spot TV « Tant qu’il y aura des […]

  • […] eu la chance de vivre une vie plus qu’heureuse jusqu’à présent. Même la perte de mon frère il y a 10 ans de cela est une épreuve que j’ai finis par surmonter avec le temps… Il […]

Toi aussi laisse ton petit brin d'herbe...