J’ai mis les pieds dans le fromage ! Euh presque… j’veux dire… dans le Cantal !

En ce moment, j’ai des week-ends cre-vants! Wouah le road-trip je te dis pas!Mais pour autant je ne me plains pas du tout! Fatigant certes, mais ça fait tellement de bien de bouger un peu de Paris! C’est comme une bouffée d’air frais! Et ce week-end c’est donc dans le Cantal que j’ai été respirer un peu de bon air pur…

Ce qui frappe dès qu’on arrive dans la région, c’est la beauté des paysages… des montagnes, de l’herbe, des arbres… bref plein de vert! Tout c’que j’aime quoi! 😉 Mais bon ça se mérite car madame la SNCF ne dessert pas encore la gare de Clermont-Ferrand en TGV, malheureusement pour nous autres parisiens… 😉 C’est donc après 3h30 de train en compagnie de Julien d’EkoloGeek, Sophie de MarcelGreenBenjamin et Barbie des H2Garko, Isabelle, Manou, Pingoo et notre gentille accompagnatrice Clyne que nous arrivons à Clermont-Ferrand où la charmante Gallïane nous attendait au saut du train.

A peine descendus du train et déjà on se dirigeait  au pas de course vers notre petit bus qui allait nous transporter pendant encore 2h jusqu’à notre hôtel à Salers. C’est là qu’on a pensé très fort à Gallïane et Shalima qui allaient devoir faire la même route le lendemain matin à 5h… Mais heureusement, nous étions attendus à l’hôtel  où un repas plus que sympathique nous attendait! Enfin j’ai beau parler de mon estomac c’est pas ça qui compte! (enfin si, un peu quand même hein…) 😉 Se rendre compte que nos gentils hôtes d’InterBev nous avaient attendu jusqu’à 22h du soir pour manger avec nous, ça fait chaud au cœur! 😀

C’est donc autour d’un succulent repas que nous avons entamé la conversation… Petite salade d’endives et cantal, rosbeef, haricots, patates et tarte aux myrtilles avec son petit beurre… mais je m’égare! Entre les gentils gens d’InterBev, les adorables Julie et Caroline du CIV (Centre d’Information des Viandes) ainsi que les éleveurs passionnés qui étaient rassemblés autour de la table, les sujets de conversation (de préférence bovins!) ne manquaient pas!

Le lendemain matin, lever à 7h (je crois que je me suis jamais levée aussi tôt un dimanche matin. Au départ été prévu un vol au dessus de Salers, de la région et des volcans au gré du vent… en montgolfière! Même que nos gentils organisateurs s’étaient démenés pendant des semaines entières afin de trouver pilotes et montgolfières pour l’événement… Malheureusement, la météo est venu mettre son grain de sel dans l’affaire, et même si le soleil était de la partie… le vent était lui contre nous!

Jusqu’à 10km/h ça roule ça vole, à 12km/h  t’es traîné sur 100m à l’atterrissage et à partir de 15km/h t’es éjecté de la nacelle… Sachant que le vent soufflait à 50km/h vous imaginez ce qu’il serait advenu de nous autres petits blogueurs? Bref, afin que le pourcentage de perte autorisé ne soit pas dépassé, nous avez opté pour l’option « Tour du département en bus » avec commentaires du paysage par un conférencier paysagiste.

On a appris pas mal de chose sur le paysage, notamment sur le fait que s’il n’y avait pas d’élevages bovins, le paysage serait totalement différent. Ba voui, on voit bien la différence entre les forêts et les prairies (enfin sauf si vous avez de la bouse vache dans les yeux) qui sont le résultat du travail constant des éleveurs (gardiennage, fauchage, clôturage…) et du pâturage des troupeaux qui maintiennent l’herbe rase.

Et tout ceci n’est pas dénué d’utilité car par exemple, dans les zones sèches du sud de la France, les vaches luttent contre les incendies puisque le débroussaillage permet de maintenir des étendues dégagées qui servent de pare-feu. Quand à l’hiver, ces même prairies permettent de retenir le manteaux neigeux et de limiter les risques d’avalanches! Utile la prairie non? 😉

Alors bien entendu, on a aussi fait un peu les touristes en se promenant à Salers mais le point culminant de la matinée fut notre visite d’une exploitation fermière. Mais attention, c’était pas n’importe quel type de visite puisque nous nous sommes pris au jeu de « Vis ma vie d’éleveur ».

Le principe? Enfile tes bottes et ta salopette et rejoins nous! Nous avons donc hérité d’une superbe salopette rouge (au passage j’ai ma prochaine tenue de carnaval… vous savez le fameux déguisement d’un certain plombier qui aime bien le kart…) et de bottes en caoutchouc, bien utiles pour le cas où vous poseriez malencontreusement le pied dans une bouse de vache… 😉

Une tenue un peu laborieuse à enfiler (oui la salopette par dessus le pantalon baggy c’est pas l’idéal…) mais il fallait bien mériter le reste de la visite! Au programme, rencontre avec les vaches dans les champs. Même qu’on a aidé à déplacer leur carré de pâturage! Et j’avais jamais vu de vache courir mais croyez moi c’est impressionnant!

Au delà de ça, l’éleveur  et sa femme que nous avons rencontrés étaient vraiment adorables et nous ont expliqué un peu leur métier, on a parlé pâturage, estive et transhumance. En effet, la migration estivale des vaches libère les prairies situées autour de l’exploitation qui sont alors fauchées afin de constituer les réserves de foin pour l’hiver. Tout un cycle qui se répète d’années en années! 😀

Et parce qu’on est des gens chanceux, avait lieu dans un village voisin un concours de vaches Aubrac. Pour information, la race Aubrac est une des 25 races bovines élevées en France. Dans le genre impressionnant, imaginez des lignées et des lignées de vaches, sagement alignées en rang d’oignons…

On nous as raconté des tonnes de trucs sur ces dames bovines mais ce serait vous mentir que de vous dire que j’ai tout retenu. La seule chose qui m’a vraiment marqué, c’est la passion qui animait tous ces gens… c’était touchant! On a également eu l’occasion de parler pas mal de l’impact de l’élevage bovin sur l’environnement mais pour tout savoir, il va vous falloir attendre encore un peu car ce sera l’objet d’un prochain article!

Pour faire court, l’élevage  français est très loin du modèle intensif américain et l’impact écologique de la production bovine est largement compensée par l’entretien des terres et des paysages par les éleveurs. Mais bon je ne m’étale pas plus, rendez-vous la semaine prochaine pour le détail!

Pour finir le week-end en beauté, nous avons pu déguster un repas typique au buron de la Combe de la Saure, un restaurant de montagne dans un cadre unique perché à 1500m d’altitude. Pour la petite histoire, un buron est à l’origine un abris en altitude où l’on préparait les fromages durant l’estive. Nous avons pu goûter entre autre le Pounti, sorte de cacke sucré-salé au lard et aux pruneaux, mais aussi une super viande accompagnée de truffade (délicieux mais ça blinde l’estomac!).

En conclusion, un week-end certes rustique mais proche de la vraie France, la France sans chichi qui vie de la terre et qui est fière de ses origines. Des rencontres émouvantes avec des gens passionnés par leur métier avec qui nous avons pu parler en toute franchise, ça apporte un peu de fraîcheur! L’occasion aussi de parler sans langue de bois des sujets qui fâchent, mais surtout d’entendre et de comprendre un discours qui se voulait à la fois pédagogique et modéré. Un week-end humain tout simplement.

Encore merci à Clyne et InterBev pour l’invitation.

« »
  • Le Cantal est un de mes départements préférés. Et ce n’est pas (que) c’est en Auvergne que je dis ça 😉 Les paysages sont magnifiques et la gastronomie succulente. Je vois que tu as goûte le pounti, miam!!

  • quelle gourmande tu fais 🙂
    beau billet !

  • Han, une grasse mat’ jusqu’à 7h, LA CHANCE ! 😉

  • […] en fait, accompagnée de quelques autres blogueurs, nous sommes allés à la découverte des élevages […]

  • hé ben, tu es passée par ma petite ville alors 😉 (Clermont-ferrand)

  • Tu as beaucoup de chances de profiter de ce type de séjour. Ca me donne vraiment envie ! 🙂

  • parfait ton billet. bise

  • […] futilement ravissants. Nous étions donc tous, Benj, Julien, Garko, Manou, Pingoo, Sophie, The Green Geekette, Shalima, Isabelle, Galliane (qui vit dans le coin et sur qui je compte pour me faire un programme […]

  • […] y a déjà 2 ans, j’avais pu constater quels sont les enjeux d’une exploitation bovine française. Il y a un an, ma rencontre avec une responsable d’un magasin Biocoop m’avait conforté […]

  • […] dit j’avais été chanceuse en 2010 en allant 2 fois en voyage blogueurs en Corrèze, dans le Cantal, ou même en Bretagne suite à un […]

Toi aussi laisse ton petit brin d'herbe...