A l’attaque de la citadelle de Bitche, de la ligne Maginot et de la verrerie Saint-Louis ! #MyGreenPaysDeBitche

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La citadelle de Bitche, le fort du Simerhof et l’histoire de la ligne Maginot, la verrerie royale Saint-Louis… Soyons honnêtes autant de lieux que je n’aurais pas forcément visité de moi même, car je ne suis d’habitude pas la fille qui court les musées et autres activités culturelles. Sauf qu’il était difficilement concevable de venir en Moselle sans m’intéresser au moins un peu à l’histoire de la région, car c’est en sachant d’où l’on vient qu’on évite de répéter les erreurs du passé… Et c’est pourquoi j’aimerais te parler de ces trois lieux !

La citadelle de Bitche

Bitche, oui oui c’est bien le nom d’une ville, la “capitale” du dit Pays de Bitche, en Moselle ! 5000 habitants, et surtout une citadelle – imaginée par Vauban – avec un passif impressionnant, notamment lié à la résistance durant le siège de guerre de 1870. Un lieu chargé d’histoire qui même si tu es comme moi, pas trop fan de musées à la base, vaut largement le détour d’être visitée !

La visite de la Citadelle est constituée de deux parties, une en extérieur certes où il est possible de visite les remparts, l’église… mais surtout il y a la visite des souterrains qui se réalise sous la forme d’un parcours cinématographique ! Pour cela, il faut s’équiper de casque audioguides – fournis à l’accueil – et qui permettent de se replonger dans l’histoire de la Citadelle pendant 1h30 à 2h.

 

Le principe ? Au fur et à mesure qu’on se déplace dans les différentes salles, des capteurs détectent notre présence et ainsi les commentaires audio et les séquences vidéo se déclenchent automatiquement en fonction de l’endroit où on se trouve. Chose à ne pas faire, se déplacer trop rapidement comme moi par moments – que je suis impatiente ^^ – car ça fait skipper certaines étapes.

J’ai préféré le concept face à un audio guide traditionnel un peu chiant qu’il faut tenir à la main, là je me suis vraiment sentie immergée dans l’histoire grâce à la mise en scène qui mélangeait assez bien le côté historique en expliquant notamment le rôle de la citadelle dans la guerre de Prusse en 1870, et en ayant un côté scénarisé comme dans un vrai film. Je dois avouer avoir même versé une petite larme lors d’une séquence émotion..

Citadelle ouverte tous les jours du 16 mars au 13 octobre 2019 de 10h à 18/19h.

Tarif adulte : 10€ / Réduit : de 6 à 8€.

Plus d’informations sur le site internet de la Citadelle de Bitche.


Le Fort du Simserhof

Un peu à l’image de la Citadelle de Bitche, le Fort Simserhof situé à Siersthal se visite en deux parties. La première consiste en une projection d’un film sur trois grands écrans en simultané (séquence émotions garantie avec notamment des images d’archives) afin de nous recontextualiser l’histoire de la ligne Maginot et son rôle dans la guerre. Pour moi qui n’avait pas trop révisé, j’ai apprécié de pouvoir mieux cerner les enjeux d’un tel lieu.

Puis dans un deuxième temps, on embarque pour une visite en « petit train » qui nous emmène à l’intérieur même du fort pour une visite commentée et scénographiée. L’occasion de suivre pendant une trentaine de minutes l’histoire de Lucien, un soldat du fort de Simserhof, de son arrivée jusqu’à la Libération. Une visite prenante et qui en complément du film projeté juste avant, permet de vraiment comprendre ce qu’on pu vivre les hommes enfermés ici pendant cette « drôle de guerre »…


Dernière partie de la visite et peut-être la plus intense émotionnellement, la visite à pieds du casernement L’occasion de s’apercevoir à quel point le fort a été bien conservé ainsi que le travail admirable réalisé pour reproduire des mises en scène dans chacune des salles. On peut ainsi y voir l’infirmerie, les cuisines, les chambres, les salles techniques et vraiment s’imaginer comment cela pouvait être à l’époque.

D’ailleurs les machines fonctionnent encore, et c’est ainsi qu’on peut se rendre compte du bruit assourdissant que pouvaient faire à l’époque les extracteurs d’air, un bruit ambiant que les soldats ont du supporter pendant des mois durant ! J’ai aimé les anecdotes racontées par notre guide, notamment par rapport à la salle de repos décorée avec des peintures de Blanche Neige et les (plus que) 7 nains par un soldat doué pour le dessin, où celle concernant les éviers de cuisine qui avaient une certaine hauteur pour empêcher les soldats de pisser dedans !

 

Pour info, mieux vaut en tout cas prévoir un vêtement chaud car il ne fait pas plus de 10° dans l’ouvrage, même si heureusement à l’époque celui ci était chauffé pour les soldats. Il faut quand même savoir que c’est là le 2ème plus gros ouvrage en puissance de feu de la Ligne Maginot en France, et le 4ème en taille ! Enfin, pour ceux ayant envie de se promener un peu plus librement, un parcours pédestre est aménagé afin de découvrir l’extérieur des blocs de combat.

Fort du Simserhof ouvert tous les jours du 15 mars au 15 novembre de 10h à 17h du mardi au dimanche, et jusqu’à 18h et le lundi en juillet et août.

Tarif adulte : 12€ / Réduit : 8€.

Plus d’informations sur le site internet du Fort du Simserhof


La verrerie Saint-Louis

Née en 1586, la verrerie de Müntzthal gagna ses lettres de noblesse en 1767 en devenant « Verrerie royale » sur ordre du roi Louis XV et changea de nom pour s’appeler désormais Saint-Louis. Visiter la verrerie Saint-Louis, c’est se plonger dans le procédé de fabrication de cristal, qui s’il fut mis au point par l’Anglais George Ravenscroft en 1676, ne fut réellement percé à jour à Saint-Louis qu’en 1781.

C’est ainsi à partir de 1829, que rebaptisée Cristallerie royale de Saint-Louis, la manufacture se consacra désormais à la seule production de cristal, avec notamment la création de leurs services de verres pour la table. La bonne nouvelle, c’est que grâce à la visite des lieux, il est possible de comprendre tout le processus  de fabrication, en partant du four à bassin où la fusion du cristal s’opère à 1 450 °C sous forme d’une lave incandescente malléable, en passant par les « baies de cueillage » à 1 200 °C avant que le verre ne soit soufflé dans un moule à 900°C pour prendre sa forme première.


Etre dans l’atelier à chaud est étourdissant, cette chaleur, ce bruit, cette technique… Mais passer dans l’atelier à froid est tout aussi impressionnant ! Car en effet, c’est là que les secondes petites mains ouvrières se mettent à tailler le verre, en perle, en olive, en amande, en biseaux… Un vrai travail de décoration d’un précision sans pareil car de 30 à 35 interventions sont nécessaires pour un verre gravé et décoré à l’or fin 24 carats par exemple !

Un processus exigeant et contrôlé puis qu’avant d’être accepté à la vente toute les pièces seront examinées et choisies par l’œil avisé des « choisisseuses ». En tout cas, si les photos sont interdites pendant la visite (j’ai exceptionnellement eu le droit d’en prendre quelques unes en tant que média invité) j‘ai vraiment apprécié de pouvoir comprendre comment étaient fabriqués les verres, notamment grâce aux différentes techniques des couches de verre de couleur qui sont ensuite grattées à certains endroits pour créer es découpes.

 

J’ai également beaucoup apprécié de pouvoir ensuite visiter les jardins filtrants qui permettent de traiter l’eau à la fin du processus dans une volonté écologique de ne pas laisser de trace. En conclusion, même si honnêtement je n’ai pas le budget pour me payer du cristal Saint-Louis, je trouve important qu’il existe encore à l’heure actuelle en France des lieux avec avec un savoir-faire préservé tel que celui là.

Verrerie Saint-Louis ouverte tous les jours sauf le mardi de 10h à 18h.

Durée de la visite guidée : 1h30.

Tarif adulte : 6€ / Réduit : 3€.

Plus d’informations sur le site internet de la Verrerie Saint-Louis

Disclaimer : ce séjour a été réalisé en partenariat avec l’Office de Tourisme du Pays de Bitche et l’assistance de la merveilleuse Sophie notamment, mais les opinions exprimées ici restent entièrement les miennes, honnêtes et sincères. Retrouves tous mes posts sur les réseaux sociaux avec le hashtag #MyGreenPaysDeBitche !

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