En quête de « slow » : 2 ans sans bloguer, 2 ans sans voyager.

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Presque deux années d’incertitude sont passées depuis mon dernier article sur ce blog. 24 mois qui se sont déroulés sans que je ne ressente l’appel de venir poser ici quelques lignes. Dire que je n’ai pas pensé plusieurs fois à poster des photos de mon quotidien et de la merveilleuse nature que je côtoie serait mentir. J’ai à vrai dire une demie tonne de magnifiques photos à poster sur Instagram, mais à chaque fois, quelque chose d’imperceptible m’en a coupé l’élan.

Un sentiment difficile à décrire qui s’apparente à la fois à une sorte de ralentissement interne lié à une décroissance de plus en plus prononcée de mon usage des réseaux sociaux, et à une force opposée de vie intense « hors écrans » et de connexions relationnelles nourrissantes dans le concret de mon quotidien. Tout autant de raisons pour laisser s’essouffler cet élan de partage que je nourrissais pourtant ici depuis 10 ans.

Choisir un mode de vie slow

Je ne suis pas moins passionnée d’écologie cependant, et à vrai dire mon mode de vie d’aujourd’hui a probablement rarement été aussi bas carbone. En deux ans, mon terrain de jeu s’est principalement résumé à ces 3 magnifiques régions que sont l’Isère, la Drôme et l’Ardèche, en ajoutant seulement deux petites escapades pour Noël en famille en Touraine, un séjour en Ariège l’été dernier, un festival de danse en Alsace et un à Toulouse, des trajets uniquement réalisés en transports en commun terrestre ou covoiturage.

Comparé à mon mode de vie d’il y a quelques années, il n’y a pas photo niveau émissions de CO2 par rapport à la période de ma vie où je prenais l’avion. Mais l’impact sur mon quotidien s’est aussi révélé être un ralentissement progressif de ma façon de vivre et consommer mes expériences de vie. Je ne suis pas encore dans une quiétude parfaite – loin de là car j’ai un naturel à avoir du mal à laisser du vide dans ma vie – mais j’accepte beaucoup plus souvent de ne pas pouvoir toujours tout faire et de mieux choisir là où je mets mon énergie.

Ne pas considérer le voyage comme
un bien de consommation

Moins en fait, pour mieux faire en somme. Pour faire des choix justes et avisés. Voilà désormais mon credo, et je dois avouer que malgré tout le côté angoissant, négatif et tragique de cette pandémie, j’ai nourri une sorte de soulagement à ce que les différents confinements me fixent géographiquement à un endroit. M’apercevoir que du jour au lendemain il était possible d’arrêter cette folie du transport aérien a été incroyablement source d’espoir, même si je dois avouer que celui ci s’est évaporé à la minute même où le monde a repris sa marche droit vers le mur sans se remettre en cause…

Je reste persuadée que nous avons tous un rôle à jouer pour préparer le monde de demain. Qu’aucun geste n’est insignifiant, qu’il vaut mieux maintenant que jamais. Mais je suis aussi désormais persuadée que le changement viendra en partie de notre résilience à l’échelle locale et de remises en question gouvernementales (comme la subvention du train au détriment de l’avion qui je le rappelle n’est pas taxé sur le kérosène) et c’est pourquoi il ne faut pas tarder à se mettre en route !

Nous avons tous un rôle à jouer
pour l’environnement

Réinventons nos façons d’être et de faire ensemble, nos manières de relationner à autrui, de voyager et d’ouvrir nos cœurs. Impliquons nous dès aujourd’hui par des actions concrètes dans les territoires où nous vivons. J’ai pour ma part la chance de partager ma vie entre 2 régions très dynamiques chacune à leur manière en terme d’engagement écologique : le bassin Grenoblois en Isère et le Diois dans la Drôme.

Grenoble est en 2022 élue Capitale Européenne Verte, et si je reprends la parole ici aujourd’hui, c’est en partie car j’ai eu l’honneur d’être sélectionnée comme citoyenne pour témoigner de mon engagement écologique, mais ça je vous en reparlerai dans quelques jours. Je prône aujourd’hui toujours le voyage pour nourrir la curiosité, la différence et l’ouverture, mais j’ai à cœur de faire passer le message qu’il est désormais essentiel d’apprendre à prendre le temps de voyager et ne plus consommer des voyages comme on pourrait consommer n’importe quel bien.

Une nouvelle orientation professionnelle:
créer des sites web qui font du sens !

Durant ces deux ans, ma vie professionnelle a également mûrie, et j’ai ainsi pu ajouter une nouvelle corde à mon arc en devant formatrice indépendante au Campus Numérique de Grenoble. Un nouveau métier où je me réjouis de transmettre avec je l’espère pédagogie et bonne humeur ma façon de voir et de coder le web aux développeurs de demain, notamment avec un cours sur l’éco-conception de sites internet qui fait ma petite fierté !

Je travaille également à mon compte en tant que développer / webdesigner pour accompagner de petits entrepreneurs à communiquer online sur leurs activités et à promouvoir un web qui fait du sens. N’hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d’accompagnement pour la création de votre site web ou de vos projets de communication éthiques !

Et toi,
qu’est ce qui a changé en 2 ans ?

1 COMMENTAIRE

  1. Nous avons décidément pas mal de points communs : voyageuse dans l’âme (même si j’ai du arrêter pour différentes raison), multipotentielle, webdesigner indépendante, je suis passée formatrice l’an dernier et j’accompagne aussi des entrepreneurs dans leur formation à la communication digitale. Je ne fais pas que ça, les arts vivants tiennent une place importante dans ma vie : musique, conte et danse… J’ai désormais plus de liberté pour y consacrer du temps.
    Ce mode de vie, je l’ai longtemps désiré, préparé, mais il m’a fallu des années avant d’y arriver. Le temps que les enfants grandissent, et que ça murisse intérieurement aussi…Les voyages font toujours partie de mes projets, et c’est là où ton post m’interpelle, car je me suis posée la question du « pourquoi voyager » (en dehors des raisons familiales dans mon cas) La réponse est venue presque automatiquement. Ok pour découvrir d’autres cultures, s’ouvrir au monde, mais pas en étant juste de passage. Les expériences à l’étranger qui m’ont réellement enrichie sont celles où j’avais quelque chose de précis à faire : apprendre une technique, participer à un chantier, travailler… bref, je ne veux plus faire du tourisme.

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