Quand le cœur balance entre nomadisme et enracinement…

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2018 est enfin arrivée, à grands renforts de remises en question et de changements. Le solstice d’hiver est selon moi toujours une période charnière où les énergies fluctuent, où ce qu’il y a au plus profond de nous a tendance à ressortir sans qu’on ait forcément eu pleinement conscience en amont de ce qui se tramait.

En même temps, quel meilleur moment qu’un début d’année tout frais pour choisir de se poser LES bonnes questions ? En ce qui me concerne, une fois n’est pas coutume, je me retrouve une fois de plus avec certains questionnements vis à vis de mon équilibre de vie, et notamment vis à vis des voyages et du nomadisme.

En effet, il y a un an de cela, alors que j’écrivais ces quelques mots pour accueillir 2017, j’avais surtout complètement changé de vie en adoptant un mode de vie sédentaire lié à ma reprise d’études. Un an plus tard, fraîchement diplômée, tout ne s’est pas déroulé comme prévu…

Même si la vie m’a appris qu’il n’y avait jamais rien de bon à vouloir faire trop de plans à l’avance, il n’en reste que j’avais la perspective de continuer à exercer mon nouveau métier de coach sportif de manière stable pendant au moins quelques temps. Seulement une vilaine blessure persistante devait en décider autrement !

C’est dans ces moments là que je me dis que rien n’arrive complètement par hasard, car aussi difficile que fut cette période de remise en question professionnelle, elle devait me diriger sur un chemin certes différent, mais – l’avenir nous le dira – au combien plus enrichissant et adapté à ma personnalité.

L’envie de venir alimenter ce blog est revenue, oscillant entre le désir de partager toujours avec vous mes convictions intimes et mes cheminements personnels, tout en distillant une once de professionnalisme et en m’impliquant grâce au Collectif Eco Green dans des causes qui ont de la valeur à mes yeux.

Des idées pour construire un futur qui me corresponde et qui m’épanouisse pleinement, il ne m’en manque pas ! Même si je sais qu’il me faudra peut-être plusieurs années pour y arriver, ce qui compte n’est pas tant la destination que le chemin. Pourtant, quelques incertitudes rodent toujours…

Une part de moi est toujours avide de voyages, emplie d’une curiosité débordante qui ne saurait être jamais complètement satisfaite j’ai peur. Cette part là ne rêve que de repartir sur la route, à la découverte de nouveaux paysages, nouvelles cultures. Bref, comme toujours de vivre intensément.

Sauf que 2018, c’est aussi l’année de mes 30 ans, et depuis mes 23 ans du haut desquels je m’étais lancée à l’assaut de la vie d’expat’ canadienne, j’ai conscience d’avoir changé. Mon caractère a évolué certes, me transformant petit à petit d’ancienne timide en personnalité plutôt extravertie aujourd’hui.

Mais surtout, mes besoins et priorités ont évolué. Pas tant dans le sens où vieillissant j’ai besoin de plus de confort (quoi que les nuits dans le bus me sont de plus en plus inconfortables ^^) que dans le sens où le voyage en lui même ne se suffit plus, j’ai besoin de plus. Plus de sens notamment.

En effet, s’il y a bien quelque chose dont j’ai pris conscience ces deux dernières années, c’est de ma passion grandissante pour la danse, et du fait qu’aujourd’hui, voyager dans des paysages grandioses est certes quelque chose qui peut toujours me plaire, mais si je ne danse pas régulièrement, je dépéris…

Dès lors, ais-je réellement intérêt à vouloir partir en voyage pour de longs mois si je sais que ce choix de vie va me tenir éloignée de ma passion ? Comment puis-je trouver un équilibre entre voyage et danse, et être réellement épanouie au quotidien sans ressentir sans cesse de frustration ?

Aujourd’hui j’ai d’un côté certains projets de voyage qui me taraudent mais nécessiteraient un réel investissement en terme de temps, comme l’hypothèse d’un nouveau PVT (j’ai encore jusqu’à la veille de mes 31 ans après tout) pour partir à la découverte de l’Amérique du Sud pendant plusieurs mois.

Et puis d’autres envies plus éparses, comme de faire quelques nouvelles mini-expatriations comme à Bali au sein de la communauté de digital nomads, ou à Porto pour retrouver mes racines pendant quelques temps, voir d’aller vivre quelques semaines dans une communauté alternative en Europe.

Mais ce qui ressort le plus souvent, c’est l’envie de me créer un cocon, une stabilité où je puisse avoir des repères réguliers. Plus que de découverte de l’inconnu, ce dont j’ai besoin au quotidien, c’est de pouvoir faire des activités qui me rendent heureuse avec des gens que j’apprécie.

C’est à dire dans mon cas, pouvoir danser, jouer de la musique, aller me perdre dans la nature, faire du sport et en particulier de l’acroyoga, passer des soirées à refaire le monde en cuisinant de bons petits plats entre amis… Bref, j’ai besoin de contact humain au quotidien et c’est pour ça que j’envisage fortement la colocation !

Je vais être honnête avec vous, je me connais et je sais que je peux encore changer mille fois d’avis dans les prochains mois, mais j’ai de plus en plus le sentiment que mon bien être passerait par le fait de me trouver un petit nid douillet où construire un quotidien épanouissant.

Une sorte de “base” où je pourrais revenir entre chaque voyage, et qui soit vraiment à moi (pas chez mes parents donc ^^), dans une ville où je pourrais pratiquer chaque semaine les activités chères à mon cœur, tout en ayant la possibilité de partir et revenir aussi souvent que je le souhaite.

J’ai beau être originaire de Tours et avoir choisi de revenir m’y installer l’année dernière, je n’ai pas le sentiment que mon “home sweet home” soit ici. Alors bien entendu, ça sera toujours mon origine, là où mes parents vivent, mais pas forcément là où se trouve mon bonheur futur.

De plus en plus, au fur à mesure de mes escapades là bas, c’est le territoire du Rhône-Alpes qui trouve de plus en plus écho en moi. Mon cœur balance entre Grenoble où j’ai énormément d’amis et qui est si proche de la nature, et Lyon qui est plus grande mais avec tellement de possibilités au regard de la danse.

J’ai envie d’un petit cocon confortable qui me donne envie de passer du temps chez moi, de le décorer à mon goût que ce soit en chinant d’occasion ce que je pourrais récupérer ou en craquant pour un des stickers muraux en trompe l’œil de Livingo France pour garder l’impression de toujours voyager.

En quelque sorte, j’ai envie de me créer un univers avec le meilleur des deux mondes : à la fois une vie stable où je pourrais construire un quotidien qui me plait et qui me permette surtout de porter mes projets professionnels peu à peu, tout en gardant une part de liberté qui me permette de voyager de temps à autre.

Voyager moins longtemps, mais plus souvent en somme. Ne pas forcément partir loin ni longtemps, et peut-être justement tirer parti de cette passion de la danse pour allier la découverte d’un pays avec le prétexte de me rendre sur place pour un festival de danse tout en y restant plus longtemps.

Bien entendu, j’avance petit à petit sur cette envie et je ne précipite rien, je me laisse le temps de la réflexion pendant les prochains mois afin de laisser l’idée germer et de concilier le présent dans lequel je vis actuellement et ce futur vers lequel j’aimerais tendre mais qui garde encore une belle part d’incertitudes

C’est pourquoi pour 2018, mon objectif principal sera double : d’une part personnel en faisant un réel travail sur moi pour me comprendre et m’écouter (je vais d’ailleurs en janvier suivre une formation sur la Communication Non Violente si cela parle à certains) et professionnel en mettant tous les atouts de mon côté.

Car en effet, le seul obstacle au fait de mener cette vie mi-sédentaire / mi-nomade est bien lié au fait de réussir à construire une certaine indépendance financière qui me permette à la fois de payer un loyer et d’avoir encore de l’argent pour voyager. Pas évident, mais pas impossible !

Vous l’aurez compris, petit à petit mon objectif de vie se construit… Et s’il y a bien une chose que j’ai comprise, c’est qu’avoir des envies multiples et variées n’est pas un problème du moment que j’arrive à les prioriser, une à la fois, l’une après l’autre. Et surtout que faire un choix aujourd’hui ne m’engage pas pour toute la vie !

2018 s’annonce belle dans tous les cas, avec au moins un voyage qui trouvera écho en retournant dans un pays qui m’avait marquée il y a 3 ans de cela… (mais je ne vous en dit pas plus pour l’instant !) De quoi l’avenir sera fait, eh bien l’avenir nous le dira ! D’ici là bon vent à tous et merci de me lire…

Et toi, quels plans pour 2018 ?

10 Commentaires

  1. Si tu savais comme ton post résonne en moi. Cela doit être le solstice comme tu dis… je me laisse plutôt quelques années, plutôt que quelques mois, pour savoir ce que je veux vraiment, mais je me réjouis de parler de tout cela avec toi très vite! Des bises.

    • Oui tu as raison, je sais bien que quelques mois ne suffiront pas à savoir où je veux mener ma barque… 😉 J’ai hâte de te revoir également, même si je ne pense pas qu’on aura malheureusement cette chance avant le salon des blogueurs ? Des bisous à toi aussi, prends soin de toi !

  2. Ravie de ces projets !
    J’ai a peu près les mêmes objectifs pour 2018 : trouver un plus grand équilibre entre sédentarisme et voyage, aller moins vite et être plus à l’écoute de mes envies et de mes convictions. Me laisser porter finalement car c’est encore le meilleur moyen d’arriver là où l’on nous attend.
    J’en profite pour te souhaiter mes meilleurs voeux. A bientôt.

    • Qu’il fait bon se laisser porter, j’applique la philosophie du petit bateau : je met un cap et je laisse les flots et les vents ensuite décider du chemin pour arriver à destination ! 😉 A tout bientôt j’espère. (tu habites toujours Paris ?)

  3. Coucou ma belle 🙂 je profite de ton post pour te souhaiter une belle année 2018 et j’espère qu’elle te permettra de trouver ton équilibre, celui qui te rendra heureuse 🙂
    De mon côté 2018 sera l’année du changement puisque je vais changer de boulot, c’est validé !
    Des bisous ma belle et à très vite j’espère !

  4. Si tu remplaçais Tours par Toulouse, c’est un article que j’aurais pu écrire.
    C’est assez fou de totalement comprendre ce que tu viens d’écrire et de m’y retrouver à 100%.
    Je pense néanmoins que voyage et danse peuvent se combiner… en Amérique du Sud 😉
    Je te souhaite de trouver cet équilibre pour 2018 (et plus).

    • Ah ah oui, je me dis aussi que les deux peuvent se combiner ! Mais ça sera pas exactement pareil que de retrouver régulièrement mes amis en festival en Europe… Enfin tout est question de choix, ah ces fameux choix ! 🙂 Tu sais que je risque de passer à Toulouse début juin ? 😉

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