Les Meilleurs amis du monde : un film qui ne s’aventure que timidement sur le terrain de la méchanceté…

Avec un peu de retard puisque le film est déjà sorti en salle depuis mercredi dernier (le 9 juin), je vais vous parler du film « Les Meilleurs amis du monde » de Julien Rambaldi dont j’ai pu assister à l’avant première, invitée par Clyne. Pour être franche, je ne pense pas que je serai allée voir spontanément ce film car je ne suis généralement pas une grande fan d’humour gras… Et il faut avouer qu’en voyant ne serait-ce que la bande annonce ou l’affiche, le ton est donné…

Pour placer un peu le contexte du film, imaginez qu’alors que vous rendez pour le week-end chez ceux que vous considérez depuis des années comme vos « meilleurs amis », ceux-ci composent par erreur votre numéro de téléphone. Conséquence: vous vous retrouvez en train d’espionner leur conversation du moment… et manque de pot,  vous vous apercevez qu’ils sont en train de sérieusement baver sur vous… Bien entendu, comme vous avez un peu de fierté personnelle… vous ne faîtes pas demi tour et décidez de faire comme ci de rien n’était… mais avec en tête l’idée de vous venger! 😉

Premier bon point: le casting. Je dois confesser qu’en ce qui concerne Marc Lavoine… j’en étais restée à sa carrière de chanteur (ah les yeux revolvers…) et que pour le coup le rôle de “beauf à moustache” qu’il tient dans ce film est assez décalé mais lui convient à merveille… En ce qui concerne le reste de la petite troupe, Léa Drucker et Pascale Arbillot sont chacune succulentes dans leur rôle, de même que pour Pierre-François Martin-Laval que j’avais déjà apprécié dans un rôle similaire il y a quelques années dans le film Essaye-moi.

Au programme du film, vous l’aurez compris, petits meurtres petites vengeances entre amis… où comment un couple blessé dans sa fierté peut tout faire pour mettre le souk dans la petite vie bien rangée de leurs chers amis… Entre sabotage de la cuisine du chef et dégradation volontaire de mobilier… ce qui fait la fierté de leurs hôtes est rudement mis à mal!

Bien entendu, la plupart des gags restent assez entendus… dans le sens où on sait clairement ce qui va se produire avant que ça ne se produise! Mais ça n’empêche pas ces quelques gags de faire leur petit effet et de nous faire sourire [à défaut de nous faire réellement nous bidonner ^^].

D’ailleurs, là où ce film m’a surpris c’est justement par rapport au côté lourd et gras de ces situations rocambolesques. Car si à la base c’est le genre de film que je ne peux pas supporter, j’ai trouvé que la façon dont le genre était traité était différent car parfaitement assumé. En fait, on a vraiment l’impression que le trait est tellement accentué que c’est clairement assumé comme tel… bref on est au delà du lourd (je sais ça veut rien dire mais j’ai du mal à l’exprimer autrement ^^).

Mais malgré quelques moments succulents [presque d’anthologie] comme une bataille de poêles dans la nature… mon gros regret vis à vis de ce film concerne les  sautes de registres intempestives… Bien que le film commence sur ce ton burlesques (et gras) que l’on ressent dans la bande annonce, on ne s’aventure finalement que timidement sur le terrain de la méchanceté, et les quelques gags lâchent vite du terrain par rapport aux bons sentiments, pour finir en happy-ending convenu

En conclusion, un film qui ne prend pas la tête et qui fait passer un bon moment (merci à Serge LE Lama… ;-))… mais qu’on ne retiendra certainement pas dans les annales…

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  • Je valide, et confirme !!
    Vive Serge ! 😉

  • Pourtant la bande annonce me donne super envie ! C’est dommage si le film ne suit pas le ton donné :s
    Je pense que je le regarderais quand même histoire de 🙂

  • Je trouve que tu as très bien décrit le film 🙂

  • je viens de finir de le voir,et je suis tout a fait d’accord avec toi.Bon petit moment mais sans plus.Gags un peu eculés,manque de vrai mechanceté ou vengeance,et fin neuneu ou tout le monde se tombe dans les bras.
    pas le film de la decennie,ni meme de l’année ; et suis gentil!

    • @jim Merci pour ton avis qui me conforte dans ce que j’en avais pensé!

Toi aussi laisse ton petit brin d'herbe...