#MicroAventure en Rhône-Alpes : des randonnées pour s’évader sans partir loin

1

Lorsque j’ai fait le choix de m’installer à Grenoble il y a un an de cela, c’est en grande partie par amour des montagnes. La perspective d’habiter au pied des chemins de randonnée était alors très réjouissante, et quelques mois plus tard, je suis heureuse d’avoir déjà pu bien profiter des possibilités de balade dans la région.

Confinement oblige, ces dernières semaines n’ont pas été vraiment propices à la découverte de toutes les autres facettes de la région. Si je n’ai aujourd’hui pas vraiment le recul émotionnel pour partager ici mon expérience de confinement, j’avais envie de partager ici mes dernières aventures locales au grand air, c’est ce qu’on appelle la micro-aventure !

S’évader au Petit Désert à Grenoble

Un des avantages à habiter à l’ouest de Grenoble, c’est la proximité des départs de randonnée pour le Vercors. Il suffit de garer son vélo au parc Karl Marx à Fontaine, puis de monter pendant 20 minutes pour arriver au site du Petit Désert. A la bonne période de l’année, on trouve ici un vrai repère à ail des ours (parfait pour les pestos sauvages) et surtout pléthore de voies d’escalade !

En suivant les différents chemins de randonnée, il est également possible de se promener aux alentours, à flanc de falaise. De quoi trouver un peu d’apaisement à deux pas de la ville, d’ailleurs il ne faut pas manquer d’observer la vue immanquable sur Grenoble depuis les hauteurs, avec au loin la Chaîne de Belledonne et ses sommets enneigés.

Sur la route du Grand Veymont

L’été dernier, alors que j’étais à La Chapelle en Vercors pour un de mes festivals de danse folk, j’ai prolongé le plaisir avec une randonnée de deux jours à l’assaut du Grand Veymont. C’était la première fois que je me lançais dans un périple pédestre qui soit plus long qu’une journée, et donc que je portais sur mon dos tout mon matériel de bivouac.

La différence avec mon paquetage de d’habitude se fit largement sentir dans mes gambettes qui eurent alors bien plus de difficultés qu’en temps ordinaire à me faire gravir le dénivelé. Toutefois, le temps n’étant pas un problème en soi, la solution fut simplement d’adapter l’itinéraire prévu. Ainsi, plutôt que de gravir le Grand Veymont le premier jour alors que le soleil décroissait rapidement, je devais décider de dormir au Pas des Chattons.

L’occasion de planter ma tente avec vue sur le Mont Aiguille pour la nuit. Avant d’entamer le lendemain la dite ascension du Grand Veymont, où soit dit en passant je ne devais pas m’attarder plus que cela. Comme j’aime à le dire, ce n’est pas tant la destination qui compte que le voyage en soi… Les vues à la montée et à la descente du sommet furent par contre pleines de ravissement pour moi.

En raquettes dans le Massif du Baufortain

Parmi les raisons merveilleuses d’être à Grenoble, il y a mon groupe d’amis, tous plus fan les uns que les autres d’aventures de plein air. A l’occasion d’un week-end à la montagne, entre raclette et tartiflette, nous devions ainsi nous lancer dans une randonnée en raquettes à l’assaut des sommets. Un moment privilégié à flotter au dessus des nuages et pics alentours…

Randonner l’hiver a un goût particulier et j’avoue qu’il n’y a pour moi rien de plus beau que les montagnes. D’ailleurs, je pense que même si j’ai la chance d’avoir les Alpes « à la maison », je mettrais bien sur ma liste de randonnées à prévoir prochainement le tour des lacs d’Auvergne, le GR30, qui permet de traverser les plus beaux recoins du Massif Central, avec en point d’orgue le sommet du Puy Gros.

Une nuit en bivouac aux Amousières

Moi qui n’avait jamais dormi à la belle étoile alors, j’ai pu expérimenter le bonheur de dormir sans toile de tente au dessus de soi dans un cadre magnifique et naturel. Bivouac entre amis avec cuisine au feu de camp, comme si le secret d’un repas réussi passait par des chapatis cuits au feu de bois. Une chose est sûre, moi qui n’avait jamais allumé un feu de ma vie, c’était une expérience en soi.

Si je n’avais jusqu’à lors découvert les charmes que de la vallée du Diois, les Amousières achevèrent de me convaincre de la beauté du Diois jusque dans les montagnes. Pour une nuit en bivouac, il suffit d’un peu de courage pour ramasser du bois, d’un peu de farine pour les délices cuisinés, d’un bon sac de couchage et d’un matelas pour s’isoler du sol, avec en bonus une carte du ciel pour identifier les constellations !

En ski de randonnée en Vallée de Maurienne

A trente ans passés, je dois confesser que je n’étais jusqu’à lors jamais montée sur des skis. Et oui, j’étais loin d’être une enfant de la montagne à l’origine ! Si je n’ai pour l’instant pas vraiment le courage de m’affronter au ski de piste par peur de me blesser, j’ai quand même accepté de tester le ski de randonnée pour la première fois cette année. Je dois avouer que les sensations de glisse étaient au rendez-vous, même si je manque cruellement de technique !

A vrai dire, je ne me suis même pas frottée à la technique de la poussée autre que droite car je m’emmêlais alors les pinceaux en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Quelques chutes furent d’ailleurs au rendez-vous dès que la pente était un peu trop raide pour mon petit niveau, mais cela ne m’empêcha pas de profiter des magnifiques paysages de la vallée enneigée.

L’hiver a maintenant touché officiellement à sa fin, et je sais que plusieurs mois passeront avant de revoir à nouveau les montagnes enneigées autour de moi. Le printemps est arrivé, discret, presque muet dans ce contexte si particulier, et alors que l’été pointe désormais bientôt son nez, je ne sais de quelles aventures seront faîtes les prochains mois. Ma seule certitude peut-être est que 2020 ne fera que confirmer ce chemin entrepris en 2019 en voyageant local, désormais autant par choix, que par contrainte.

1 COMMENTAIRE

  1. Merci de ton partage 🙂 Toujours très intéressant . Ayant toujours vécu une partie de l’année en montagne et l’autre au bord de l’Océan . Je suis un peu moins prononcé que toi sur mon choix “montagne” ou “océan” ? . Quand je suis en Haute Savoie , comme encore aujourd’hui ou en fin d’été , l’Atlantique commence à me manquer , la Rochelle , l’anse de l’Aiguillon , mes îles Oléron , Ré . Quand je suis en fin de printemps près de l’Océan , l’afflux de touristes commence , la montagne me manque , hâte d’y retourner travailler l’été . Mais bon … ce n’est pas un choix Faustien , les deux sont magnifiques .
    A bientôt pour de nouvelles aventures
    Jérôme

Laisser un commentaire