Tu n’as pas le droit de te plaindre…

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Aujourd’hui, petite pause dans les programmes pour parler d’un sujet qui me trotte dans la tête depuis plusieurs semaines. Depuis que j’ai commencé à parler de ce projet de voyage au long terme un peu fou autour de moi, et à chaque fois que je rencontre une nouvelle personne à qui j’en parle…

… c’est toujours la même phrase qui a tendance à revenir encore et toujours : “Tu as de la chance”. De la chance de pouvoir voyager, aussi longtemps, dans des endroits aussi formidables, d’être aussi libre, d’être en vacances constamment… Oui, peut-être. Mais je ne crois pas que ce ne soit que de la chance.

Car même si comme le souligne Emma, notre chance est surtout d’être nées dans “un pays occidental où on a le choix de la direction à prendre”, je ne peux m’empêcher de croire que cette décision de partir c’est moi seule qui l’ai prise, et tout, sauf par hasard.

Je ne nie pas que j’ai peut-être effectivement la chance de ne jamais avoir vécu dans une précarité qui pourrait me pousser à être timorée quand au pari de tout lâcher pour partir à l’aventure… Qu’il est facile de dire ça quand on a une job qui ne connaît pas vraiment la crise…

Mais quand bien même, j’aime à croire que tout à chacun pourrait tout de même prendre cette même décision – car des raisons de quitter sa job il y en a plus d’une – s’il en avait un tant soit peu le courage.  Car voyager ne nécessite pas forcément d’être millionnaire, bien au contraire.

Il existe des dizaines de moyens de parcourir le monde à peu de frais pour qui sait faire preuve d’un peu de culot. Par exemple, faire du bénévolat grâce au wwoofing sera pour moi la solution me permettant de prolonger mon périple de plusieurs mois sur la fin, et cela sans débourser plus d’argent…

J’aurais également pu aller plus loin pour le reste de mon voyage, mais je suis restée plutôt conventionnelle, je n’ai pas encore osé tester l’auto-stop (l’autocar est mon ami ˆˆ), je n’ai fait du couchsurfing que quelques fois (mais je commence à avoir un beau palmarès d’auberges de jeunesse).

Bref, j’aurais pu voyager pour encore moins cher. Mais si je peux me le permettre, c’est que l’argent que je dépense actuellement ne sort pas de la poche de mes gentils parents ni d’une pochette surprise Euro-Millions… Non cet argent, c’est 2 ans d’économies sagement épargnées dans ce but précis.

Alors oui, chacun fait ce qu’il veut de son argent, mais les gens ont-ils réellement besoin de prendre un crédit pour s’acheter le dernier écran plasma à la mode? A t-on moins de plaisir à faire des soirées entre amis chez soi plutôt que de flamber des dizaines de dollars dans les bars et les restaurants?

Là encore c’est une question de choix… Ce voyage, je l’ai rêvé, imaginé pendant des mois. Enfermée dans un boulot où je me sentais de plus en plus à l’étroit, voilà que je rêvais de m’échapper loin de cette routine qui peu à peu s’emparait à nouveau de moi. Presque comme 2 ans auparavant…

Des fois, je me demande si je suis faîte pour aimer travailler. Me lever le matin, arriver au bureau à un horaire fixe, même si au départ j’ai à chaque fois été heureuse de décrocher chacune de mes jobs… … peu à peu l’ennui a toujours réussi à s’infiltrer. La routine me tue à petit feu.

Je peux être passionnée pour beaucoup de choses, ce blog, le sport, les amis, mais même si j’aime vraiment ma profession, je n’ai jamais réussi à la considérer comme une passion. Et dans ma vie, j’ai besoin d’etre passionée. Je travaille pour vivre, mais je n’ai jamais vécu pour travaillé

Mais aujourd’hui, alors que je n’ai même plus de chez moi, je me sens déboussolée. Perdue et le coeur en vrac, car pendant tous ces mois à imaginer ces instants, je n’avais pas tout à fait prévu ces sentiments de tristesse et de culpabilité qui par moment viennent frapper à ma porte.

Culpabilité lorsque je suis parfois gênée de lister toutes les destinations de mon voyage au fur et à mesure des yeux écarquillés de mon interlocuteur… Comment expliquer à quelqu’un qu’on vient de rencontrer comment on en est arrivé là sans donner l’impression de se vanter?

Mais aussi et surtout, de la tristesse. Ce même vague à l’ame que j’avais ressenti il y a 2 ans de cela lorsque j’ai quitté Paris. Je sais que je ne devrais pas, mais je ne peux m’empêcher de penser à ce que j’ai laissé derrière moi à Montréal, non pas tant mon travail vous l’avez bien compris…

…mais tous ces gens merveilleux qui étaient au fils des semaines, des mois devenus des amis proches. La vie continue, sans moi, et même si je sais que j’ai fait le bon choix au fond de moi, il n’est jamais facile de ne pas se laisser aller à tous ces “et si…”. Pourtant, loin de moi l’idée de me plaindre…

Certains me diraient d’ailleurs que je n’ai pas le droit de me plaindre, que je vis l’aventure d’une vie et qu’il est tout simplement idiot de se prendre la tête ainsi alors que j’ai tellement mieux, tellement plus fort et intense à vivre. Vivre dans le présent, regarder le futur.

Une personne qui se reconnaîtra m’a dit il y a peu “il vaut mieux avoir des remords, que des regrets”… Une philosophie au combien actuelle pour moi. Peut-être un jour cesserais-je d’avoir des remords d’être partie de Montréal, d’avoir abandonnée cette vie, cette ville que j’aimais tant.

Il est étrange de constater que ce sont ces petites choses du quotidien qui nous manquent en voyage. Le fait de faire du sport tous les jours, les cours de crossfit avec les copines, les apéros en terasses et les picnics dans les parcs aux beaux jours, ces visages familiers qu’on connait si bien.

Mais même si je souffre en partie de cette décision, je sais au plus profond de mon être qu’en y restant, c’est à coup sûr des regrets qui m’auraient sans aucun doute rongée car à terme, je me serai sentie de plus en plus prisonnière de cette vie… Je n’ai pas de doutes sur le fait d’avoir comme il y a 2 ans, pris la bonne décision.

Je dis juste que ce n’est pas facile. Pas facile de se sentir déracinée. De ne pas vraiment savoir quoi répondre quand on me demande d’où je viens, ayant à la fois presque “l’obligation morale” de me déclarer française, mais ressentant également ce besoin impérieux d’en dire plus.

Ce besoin d’expliquer, de dire que ces 2 dernières années c’est à Montréal qu’était ma vie et qu’est resté mon coeur… Pas facile d’expliquer que malgré cet amour dévorant, il fallait partir. Partir pour vivre autre chose, quelque chose d’encore plus intense. Partir pour se sentir à nouveau vivante.

Pas facile de se faire bousculer, de vivre avec toutes ces possessions dans un sac de 50 litres. De dormir dans le bus, de se taper des trajets de 20h ou plus, de toujours manger la même chose et de faire des courses presque un jour sur 2 pour ne pas trop se charger…

Pas facile, surtout dans ces moments où la fatigue se fait ressentir, ces moments où on se demande ce qu’on fait là, ces moments où nos amis nous manquent lorsqu’on marche dans la rue où les terrasses sont toutes plus achalandées les unes que les autres de gens riant aux éclats.

C’est étrange car je crois que si mon moi d’il y a encore ne serait ce que 5 ans me voyait maintenant, il serait sans doute bien surpris… C’est peut-être un peu cliché mais je me voyais alors dans une vie beaucoup plus “rangée” alors qu’aujourd’hui, je ne me vois pour l’instant pas du tout calée quelque part “à terme”

Je ne sais si c’est Montréal ou tout simplement le voyage qui m’a changé, mais je me surprends la première à rêver d’une vie nomade au long cours alors que ce premier voyage au long terme est encore loin d’être terminé. J’ai encore envie de voyager, de découvrir le monde encore et toujours plus

Peut-être mes envies changeront-elles encore, sûrement même me connaissant, mais c’est normal je pense. En attendant, je n’ai aucune idée de quoi demain sera fait. Cela ne m’empêche pas d’avoir des projets, au contraire. Mais bien que regardant vers l’avenir…

C’est surtout au présent que j’ai envie de vivre. J’ai de plus en plus conscience au fil des années qui passent de la chance que j’ai d’être en vie et en bonne santé, tout simplement. Et c’est parce que je n’ai aucune assurance qu’il en sera toujours ainsi que mes pas me mènent toujours ailleurs.

Parce qu’on a qu’une vie et qu’elle est bien courte, je veux vivre cette vie intensément. Ne pas seulement rêver, mais expérimenter. Apprendre du passé, construire le futur, peu à peu, faire des erreurs peut-être mais apprendre toujours, et surtout ne jamais avoir de regrets

Désolé pour ce long pavé, mais merci de m’avoir lue!

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  • Ton texte m’a donné des larmes aux yeux, mais je crois que je te comprends vraiment et j’aimerai d’envoyer un peu de mes pensées pour te soutenir, car tes émotions sont fortes et belles. Tu as choisi ta voie.
    Je t’embrasse fort.

  • Je pense que les personnes qui te disent que tu n’as pas le droit de te plaindre doivent surtout faire preuve de jalousie. Faut bien l’avouer, ce n’est pas donné à tout le monde de pouvoir faire ce type de voyage. Et là, je ne parle pas de chance, mais davantage de courage : oser se lancer seule, d’emporter sa maison dans son sac à dos et de laisser ses amis derrière soi. Personnellement, je n’ai jamais osé me lancer et partir à l’étranger (même pas pour un Erasmus) et d’un côté c’est un regret. Mais encore aujourd’hui, je n’ose pas. Chaque fois que j’y pense, une sorte d’angoisse s’empare de moi.
    Alors je pense que tu as parfaitement le droit de te plaindre car cette aventure, aussi merveilleuse soit-elle, ne doit pas être évidente tous les jours. C’est donc normal, quand on se retrouve seule dans des lieux inconnus, de flancher et de se sentir triste.
    Je te souhaite de profiter au maximum de cette aventure et tant pis pour les jaloux ! Ils n’ont qu’à prendre sur eux et se lancer aussi, si ça leur fait tellement envie ! 🙂 
    Et merci pour les très belles photos que tu postes régulièrement sur Instagram et qui nous permettent de voyager avec toi ! :p
     

  • Les gens sont tellement jaloux mais ils ne prennent pas la peine d’avancer vers leurs rêves non plus, c’est tellement contradictoire..je ne les comprends pas! Moi au contraire tu me pousses à aller de l’avant et à monter des projets, à voyager et je t’en remercie!
    En tout cas, bravo à toi, continues de nous montrer tes découvertes et envies à travers ton blog!
     

  • Salut Miss Green Geekette, 
     
    Merci pour la bonne surprise du lien vers mon dernier article ! Il va très bien dans le tien.
    Tu as bien raison, même si certains aspects de la vie nous manquent, ne pas partir peut nous le faire regretter toute notre vie.
    J’ai 36 ans et je suis partie vivre déjà plusieurs fois à l’étranger et je repars dans quelques jours pour un an en Hongrie.
    Je te souhaite un parcours sympa et pleins de bonnes choses je vois que tu es parti en Avril, j’espère que ça se passe bien pour toi !
    (petit erreur son job dans le lien et non sa, tu peux effacer cette parenthèse)

  • Simplicité résume ton billet.
    Continues ainsi à ne pas te prendre la tête et à faire ce que tu as envie de faire en te laissant porter !

  • Si je peux faire ma philosophe “la chance c’est savoir saisir les opportunités” comme dirait mon chum. Tu as vu une opportunité, et tu as pu la saisir, et cela n’est pas tombé du ciel. Les autres gens pourraient en faire tout autant, mais chacun oriente sa vie comme il le sent, c’est leur choix leur vie boulot-maison-enfant, et toi tu ne dois pas culpabiliser par rapport à ça.
    Si quand je lis tes articles, parfois je t’envie, je connais le prix pour faire de même et je sais que je ne suis pas prête à le faire. Cependant, je suis bien heureuse pour vous deux et rêvasser en voyant tes photos me suffit.
    Profites-en bien, le temps passe vite !
     

  • Oh ben dis donc, tu m’auras émue avec tes mots! Tu décris parfaitement bien le tourbillon de sentiments dans lequel on vit en voyage. Tout est décuplé: tu en prends plein les yeux, tu en veux toujours plus, tes proches te manquent, tu vis à 100 à l’heure, tu te poses des centaines de questions… Ne t’en fais pas: c’est normal!!
    Tu en plein dans ta phase de transition, lâcher le passé pour profiter du présent et penser au moment suivant.
    Tu as bien raison de souligner que cette décision ne tient qu’à toi et que ce n’est pas de la pure chance! Ce voyage, tu ne l’as pas gagné, tu l’as préparé minutieusement (j’en suis témoin!) !! Et c’est déstabilisant d’accomplir ses rêves. Car on se rend compte que ce n’est pas si compliqué, qu’on peut se donner les moyens de tout faire.
    C’est déstabilisant de faire ce que l’on aime. Dans une société de l’insatisfaction, on se sent coupable de se satisfaire, de se rendre heureux, et on a l’impression de se vanter.
    Je te recommande vraiment de lire la semaine de 4 heures de Tim Ferris, en plein dans le mille de cette nouvelle vie d’accomplissement de rêves!
    Bon voilà, moi aussi j’ai écrit un pavé. On ne m’arrête plus quand il s’agit de voyages 😉
    Profitez bien de votre aventure, et ne culpabilise pas! Make the most of it!
    Bisous!
    PS: merciiii pour les liens 🙂
     
     

  • Ah, je suis toujours assez ébahie de constater l’incapacité des gens à se réjouir simplement des projets et du bonheur de leurs amis, pour les culpabiliser en leu assénant un “tu en as de la chance !”. Nous ne sommes pas amies, mais j’apprécie tes écrits et te souhaite plein de bonnes choses dans tes projets : ne culpabilise surtout pas d’être là où tu es. Certes, tu es sans doute “mieux née” que d’autres, ce qui est le cas de beaucoup de tes lecteurs et amis d’ailleurs, mais pour le reste, tu ne dois les belles choses que tu vis actuellement (malgré le sentiment de déracinement et les moments de cafard) qu’à toi-même et rien que pour cela, tu as mon respect. Bonne continuation 🙂

  • Je suis totalement d’accord avec toi et tout ce que tu dis me touche particulièrement… 🙂
    Profite bien de ton voyage, c’est avec plaisir que je suis tes aventures en tous cas ! (et bon courage pour les petits coups de mou, ça fait un peu partie du jeu je pense :))

  • Très beau texte 🙂 en whv depuis 9 mois en australie, comme toi je me dis que ce n’est pas de la chance…. je me dis que le plus dur c’est de prendre le risque et affronter l’inconnu. Mais une fois qu’on l’a fait…il n’y a rien à regretter :)…..je redoute mon retour en France quand même ^^

  • Bonjour,
    Je viens de découvrir ton blog et c’est le premier article que je lis de toi. Ce que tu racontes, ce que tu vis, ce que tu ressens… j’ai ressenti exactement les mêmes choses ! J’ai fait un voyage autour du monde d’un an et demi il y a un peu plus de 3 ans (déjà ?!) et j’ai vécu les mêmes choses.
    Je rêvais de partir, mais une fois partie on se sent loin de tout. On a l’impression que tous ceux qui comptent continuent à vivre sans nous, qu’on est en-dehors du coup. Pas facile à gérer, car en même temps  ça reste un plaisir de voyager. Et puis cette méfiance des gens à notre égard lorsqu’on veut leur raconter ce qu’on vit… On ne veut pas se vanter, juste parler de ce qu’on a vécu, à notre petite échelle. Et eux entendent de la vantardise quand on évoque tout ces pays, tout ces endroits paradisiaques qu’ils rêveraient de voir. Mais comme tu le dis si bien, non on n’a pas de la chance (enfin pas que), on a décidé de vivre ça ! On s’en est donnés les moyens. Et on pourrait tous (ou presque) le faire si on le voulait vraiment.
    Bref. Je vais pas réécrire ce que tu as si bien dit ici, mais je voulais juste te rassurer. Tu n’es pas seule et ce que tu ressens est normal. Garde juste bien en tête ce en quoi tu crois et ne te laisse pas perturber par ces mauvais pensants.
    Bon voyage et bonne route ! 🙂
    Cécilia

  • Bonjour,
    Je viens de découvrir ton blog et c’est le premier article que je lis de toi. Ce que tu racontes, ce que tu vis, ce que tu ressens… j’ai ressenti exactement les mêmes choses ! J’ai fait un voyage autour du monde d’un an et demi il y a un peu plus de 3 ans (déjà ?!) et j’ai vécu les mêmes choses.
    Je rêvais de partir, mais une fois partie on se sent loin de tout. On a l’impression que tous ceux qui comptent continuent à vivre sans nous, qu’on est en-dehors du coup. Pas facile à gérer, car en même temps  ça reste un plaisir de voyager. Et puis cette méfiance des gens à notre égard lorsqu’on veut leur raconter ce qu’on vit… On ne veut pas se vanter, juste parler de ce qu’on a vécu, à notre petite échelle. Et eux entendent de la vantardise quand on évoque tout ces pays, tout ces endroits paradisiaques qu’ils rêveraient de voir. Mais comme tu le dis si bien, non on n’a pas de la chance (enfin pas que), on a décidé de vivre ça ! On s’en est donnés les moyens. Et on pourrait tous (ou presque) le faire si on le voulait vraiment.
    Bref. Je vais pas réécrire ce que tu as si bien dit ici, mais je voulais juste te rassurer. Tu n’es pas seule et ce que tu ressens est normal. Garde juste bien en tête ce en quoi tu crois et ne te laisse pas perturber par ces mauvais pensants.
    Bon voyage et bonne route ! 🙂

  • Salut, J’envie les personnes comme toi qui ont le courage  de faire ces voyages un peu fous pour aller vivre et s’épargner cette routine du quotidien. Comme toi, j’ai fais au départ un métier qui me passionnait, les choses étant ce qu’elles sont, je suis toujours passionnée par mon métier mais pas par ce qu’il est devenu. Ma routine, j’essaie de la casser en faisant une nouvelle formation pour une reconversion professionnelle. Je reste dans les plantes mais pas dans le meme job, enfin pour l’instant si, car je fais ces cours à coté de mon job actuel, uniquement alimentaire à ce jour, pour pouvoir me payer cette formation.
    Je n’ai pas choisi la voie la plus simple car cette nouvelle formation me donnera un certificat non reconnu en france 😉 J’essaie depuis quelques mois de me trouver un job dans cette nouvelle branche mais ce n’est pas choses facile avec tous nos à-priori, les freins familiaux, amicaux, financiers… dur, de s’enlever de tout çà… un jour, peut être, je lacherai tout et je ne partirai pas comme toi pour faire le tour du monde mais pour partir dans le sud de la france et monter ma propre petite entreprise… 😉 un jour peut etre…

    En attendant, je t’envie par ton courage, je comprends ta mélancolie, et je comprends tout ceux et celles qui vivent de façon “nomade”, sans moi meme oser franchir le pas!

    Alors continue et bravo à toi!
     
     
     

  • La terrible question “tu viens d’où ?” Il nous a fallut 3 mois environ pour ne plus être embarrassé et répondre “nous sommes français” et nous “je viens de…”
    En tout cas, comme nous avons eu du mal financièrement (au fur du voyage j’ai perdu des clients), après 8 mois nous devons nous arrêter un peu et plus personne ne parle de chance. On est juste des gens complètement cinglés !

  • Sentiment impossible à expliquer après avoir quitté tn… Perte de repères, solitude et pourtant, cette certitude de faire la bonne chose (sans trop savoir laquelle ;o).
    Un an plus tard, sans avoir chômé un seul jour, je continue à me demander ce qui m’attend ;o). L’impression de vertige s’efface doucement…
    Profite. C’est cette nouvelle habitude de suivre ta ‘petite voix’ qui chamboule tes certitudes (et celles de ceux qui s’y accrochent encore).
    À bientôt! ;o)
     

  • Il est si difficile de vivre libre que, forcément, cela fait souffrir. Les grandes joies et les grandes libertés sont souvent liées à de grandes souffrances, mais les gens qui disent “tu as de la chance” sont ceux qui ont par avance décidé de ne pas prendre le risque, et qui en veulent à ceux qui leur rappellent qu’un autre choix est possible.
     

  • Je comprends tout à fait ce que tu ressens. Je crois en effet qu’il faut se bouger les fesses et partir quand on sent qu on en a besoin, quand ca ne va plus. C’est un luxe pour nous qui vivons en France ca c’est sur. Mais c’est à portée de tous je suis d accord avec toi.
    Plusieurs personnes m avaient dit ” je t envie”, d’autres ne comprenaient pas mes choix.
    C’était mon besoin à moi. Je ne pouvais pas me “ranger” je ne savais meme pas où aller vivre.
    Aujourdhui après quelques expériences, je ne ressens plus le besoin de partir. Vivre en ville, etre stable, voir ses amis comme tu dis, programmer des week ends, prendre rendez vous chez le medecin , bref les trucs normaux, ca faisait vraiment du bien !
    Quelque part c’est une fuite aussi de partir non ? Mais je trouve qu elle est nécessaire chez certains. (dont moi hein). Même si mes “problèmes” je les ai retrouvés en rentrant. A force de partir, pour fuir une peine de cœur, je la retrouvais toujours en rentrant, et c’est comme si le nombre des années n avaient pas impacté la douleur, c était fou. Quand je faisais le bilan, je me disais ” merde ca fait plusieurs années et c’est toujours là”. Ce n’était pas normal. Comme ci ces années là n avaient pas existée ou n avaient servi à rien, c était tres frustrant et douloureux comme constat.
    Bon maintenant tout ca c’est fini hein :-). Mais j’ai vu des amies autour de moi partir, après une petite vie beaucoup plus rangée que la mienne à l’époue. Mais avoir du mal aujourdhui à se fixer. Et elles me semblent encore plus perdues qu auparavant….
    Personnellement ca m a aidé à prendre des décisions à la con, à réfléchir sur moi , sur ce que je voulais, et m’épuiser toute seule tout simplement!
     
     
     

  • Salutation à tous.
    Je suis en train de vire la même situation que vous.
    Je quitte définitivement la france le 20 Novembre prochain.
    Histoire de te donner un coup de mains, pense à ce que tu laisse de négatif derrière toi et la liste est longue :
    Impôts aberrants, système social spoliant l’individu capable de la moitié de son salaire (et du coup travailler à l’étranger c’est plus facile), bruit, mauvaise éducation des gens, administration dont le seul but est de faire suer les gens……….
    Bref, tout ce qui est insupportable mais que tu tolère par habitude.
    C’est avant tout ça qui prouve que tu as fait sans aucun doute le bon choix.
     

  • […] vécu 6 mois intenses, avec des hauts et surtout avec des bas. Aujourd’hui, j’avais besoin d’une pause, de revenir à Montréal, de […]

  • […] m’arrêter. Je n’ai pas le temps de souffler, à peine le temps de respirer. Mais je ne me plains pas, car ces choix, personne ne m’a forcé à les faire, ce sont mes décisions. Autrement dit je […]

  • […] je devais décider il y a un an de ça de tout quitter pour voyager. Un projet qui à la base ne remettait pas totalement en cause […]

Toi aussi laisse ton petit brin d'herbe...