Découvrir le Pays de Bitche à vélo électrique : 4 raisons de se lancer à l’aventure ! #MyGreenPaysDeBitche

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Me déplacer uniquement à vélo pour partir à la découverte d’une région, cela faisait longtemps que j’en rêvais et c’est au Pays de Bitche que je l’ai réalisé ! Un séjour en Moselle en mobilité douce pour voyager en accord avec mes valeurs écologiques, pour prendre le temps de découvrir le charme de ce territoire des Vosges du Nord pas tout à fait comme les autres, rien qu’en commençant par son nom !

#1 Se déplacer sans polluer

Aujourd’hui, un de mes critères de choix lorsque je voyage est d’essayer de choisir le moyen de transport le plus écologique possible pour me déplacer. Autrement dit, pas question pour moi de louer une voiture afin de me déplacer seule dedans ! D’habitude, je fonctionne beaucoup avec les transports en communs, mais force est d’avouer que ce n’est malheureusement pas le fort du Pays de Bitche, comme beaucoup de régions en France dès qu’on sort un peu des villes…

C’est pourquoi quand j’ai élaboré mon programme de visite au Pays de Bitche conjointement avec Sophie de l’office de Tourisme, je lui ai donné un beau défi : je voulais me déplacer sur le territoire bitchois uniquement à vélo ! Et comme je ne suis pas totalement folle non plus, ou à défaut pas téméraire au point de me frotter à certaines côtes pentues uniquement avec mes pauvres gambettes, j’ai opté pour un vélo à assistance électrique (communément appelé VAE).

Outre l’aspect santé d’avoir la satisfaction de faire du sport en se déplaçant, la liberté de se déplacer sur tous types de chemins (et le bonheur de sentir le vent qui “fouette” son visage, on en parle de ça ?), l’avantage indéniable c’est que le vélo à assistance électrique, c’est un moyen de transport écologique ! Attention certes, j’entends le discours comme quoi le vélo traditionnel ou la marche sera encore plus respectueux de l’environnement certes.

 

Sauf que je trouve que ce débat n’est pas forcément justifié car selon moi, l’usage d’un vélo mécanique ou électrique n’est pas le même. Concrètement, avec un vélo traditionnel, force est d’avouer que je n’aurais tout simplement pas été capable de réaliser tous mes déplacements à vélo car je n’en aurais pas eu le niveau physique, surtout en tenant en compte le fait que le Pays de Bitche soit bien vallonné ! ^^

L’European Cyclists’s Federation a lancé une étude comparative entre la voiture personnelle, le bus, le vélo mécanique et le vélo électrique en se basant pour ce dernier sur une durée de vie d’au moins 8 ans et une distance parcourue moyenne de 2 400 km/an. Le résultat montre sans surprises que si la voiture personnelle produit 271 g de CO2 par passager et par kilomètre, on tombe à 101 g pour le bus, 21 g pour le vélo mécanique et 22 g pour le vélo électrique !

Certes, on peut bien entendu, s’interroger sur la source de cette énergie qu’est l’électricité, mais c’est un autre débat. En attendant, il est certain que le vélo électrique est parmi les véhicules motorisés le plus économique de tous et le moins coûteux en électricité avec une consommation presque négligeable de 1 € les 1000 kilomètres, sans émission de gaz à effet de serre ! Le problème majeur restera le recyclage de la batterie lithium-ion qui a une durée de vie de 500 à 600 cycles (un cycle correspondant à une autonomie d’environ 80 km).

#2 Vivre des aventures en comprenant que Google Maps n’est pas ton ami !

Lorsqu’on se déplace à vélo uniquement, on comprend rapidement que ses réflexes habituels ne sont pas forcément à garder. Je suis ainsi la première à souvent utiliser Google Maps, soit pour repérer mon chemin à pied dans une ville, soit en tant que GPS lors d’un trajet en voiture (oui ça m’arrive encore parfois tout de même ^^). Je suis d’ailleurs la première à souvent avouer que je n’aurais sûrement pas voyagé de la même façon à une époque où le smartphone ne me garantissait pas un tel accès facile et immédiat à ce genre d’informations.

Sauf que durant mon séjour au Pays de Bitche, j’ai pu constater la totale non efficacité de Google Maps qui m’a valu quelques aventures mémorables ! Avec le recul, j’en rigole franchement, mais étant toute seule pendant la majorité de mon séjour, je peux t’assurer que j’ai vécu quelques petits instants de panique où je ne rigolais pas tout à fait pour être honnête. De quoi en tirer quelques petites règles que je voulais partager avec toi. 😉

 Le type de route tu seras attentif à

Chose à laquelle je ne faisais pas du tout attention au début, mais que j’ai amèrement compris par la suite, c’est le type de route que Google Maps te fait prendre lors d’une simulation d’itinéraire à vélo. Car autant lors d’un itinéraire en voiture, Google Maps est assez performant et te fait prendre uniquement des “vraies” routes goudronnées, autant à vélo j’ai l’impression que le critère “route accessible” est passé à la trappe !

En effet, c’est de cette façon, en faisant aveuglément confiance à Google Maps que je me suis retrouvée à emprunter un chemin qui m’a menée au cœur de la forêt… Sauf que le dit chemin cessait dans la réalité d’exister au bout d’un moment, me forçant à faire demi tour et en essayant de trouver un autre chemin, à me fourvoyer un peu plus sur des chemins qui n’avait vraiment rien de carrossables.

D’ailleurs, quand je me suis retrouvée sur cette piste boueuse orangée, j’avoue avoir quand même persisté en montant la petite côte en poussant mon vélo juste histoire de vérifier, avant de me dire qu’il devait y avoir un problème dans mon itinéraire. S’en est suivi ce jour là une épopée mémorable où j’ai essayé de suivre des panneaux de randonnée bien entendu beaucoup plus adaptés aux randonneurs à pieds qu’aux VTTistes.

Il m’aura ce jour là fallu plus d’une heure pour sortir de la forêt où je m’étais perdue, dans un état assez lamentable de saleté vu les chemins que je venais d’emprunter. J’ai du faire demi tour en tombant sur des culs de sacs un nombre incalculable de fois et je crois qu’à des moments je n’étais pas loin d’en pleurer. ^^ Depuis, tu l’auras compris, j’ai appris à vérifier avant que mon itinéraire reste bien sur de la “vraie” route goudronnée, c’est quand même plus rapide pour arriver là où on veut sans détour… ^^

 Le dénivelé de ton parcours tu vérifieras

Autre point auquel je n’avais au début pas du tout fait attention lors de mes trajets… Le dénivelé du parcours ! Il faut dire que je me croyais “invincible”, après tout j’avais mon vélo à assistance électrique, rien ne pouvait m’arrêter ! Enfin, c’est ce que je croyais, car malheureusement si, je suis tombée sur une côte plus forte que moi où malgré le fait de mettre l’assistance en puissance maximale et toute la conviction qu’il me restait dans les gambettes, j’ai du poser pied à terre…

En soit, ça n’aurait pas été si dramatique si cela n’avait pas été sur une route départementale à 80 km/h très passante et de nuit. ^^ Car oui, avouons le, pousser son vélo sur le bas côté de la route dans ces conditions là, ça n’est pas des plus rassurant ! Heureusement pour moi, je fus sortie de cette galère par deux adorables jeunes de la région qui me voyant galérer, se sont arrêter, ont chargé mon vélo dans le coffre de leur voiture et m’ont amenée à mon hébergement.

Comme quoi, il faut toujours garder espoir dans la bonté humaine ! Une bonne leçon d’apprise en tout cas qui m’a fait les jours suivants comparer le dénivelé de plusieurs routes avant de choisir celle que j’allais prendre en choisissant bien entendu la pente la plus douce, quitte à pédaler plus longtemps mais en morflant moins. ^^ Car même avec l’assistance d’un vélo électrique, on ne devient pas un sur-humain !

 La tombée de la nuit tu anticiperas

Celle là, je ne peux pas dire que je ne l’ai pas cherchée… Pourtant je savais que généralement, on évite de se lancer dans une randonnée trop tard. Sauf que ce que je n’avais pas assez calculé, c’est que même si j’avais certes le temps de terminer cette rando avant la nuit tombée, j’avais encore le trajet à vélo pour rentrer à mon hébergement ensuite. Et c’est là que ça a coincé, d’où l’épisode mentionné ci dessus où je me suis retrouvée en rade sur la route départementale de nuit…

Conclusion, toujours prévoir suffisamment largement le temps de rentrer pour parer aux imprévus, et dans tous les cas être bien équipé pour pédaler en toute sécurité. A minima, des lumières qui fonctionnent sur le vélo, un casque (pas obligatoire mais essentiel je le rappelle), un gilet réfléchissant pour être vu et en bonus des brassières clignotantes ! Mieux vaut prévenir que guérir.

➡ En résumé, Maps.me tu utiliseras

LE bon conseil que j’aurais aimé qu’on me donne plus tôt. Pour prévoir ses trajets à vélo, l’application Maps.me est bien plus performante que Google Maps ! (traduire par “elle ne te fait pas passer par des chemins au milieu de la forêt qui en sont pas du tout praticables à vélo”) Le seul inconvénient, j’ai trouvé que l’application était par contre assez mauvaise en ce qui concerne la fonction GPS en live avec les indications audio.

En effet, j’ai pour habitude de mettre une oreillette (seulement une pour quand même entendre les bruits de circulation autour de soi) afin d’entendre en temps réel les indications du GPS sur les directions à suivre, ça m’évite de sortir mon téléphone toutes les dix minutes pour vérifier la route à prendre. L’inconvénient c’est que Maps.me n’était pas assez réactif et m’indiquait souvent la direction trop tard, pas pratique.

Du coup le compromis que j’ai trouvé est de choisir mon itinéraire avec Maps.me, puis de la configurer dans Google Maps en mettant des points étapes afin de s’assurer que je prenne la bonne route, mais en ayant les indications sonores de manière fiable. Après ces quelques ajustements, j’ai réussi à ne plus me perdre et à arriver à destination, un exploit considérant mon passif de boulet… Comme quoi il suffit de savoir comment s’y prendre !

#3 Explorer les sentiers de VTT sportif

Si j’ai passé la majeure partie de mon séjour seule à râler envers moi même de mes galères (non en vrai, je ne râlais pas, je constatais juste mon incompétence à bien m’orienter ^^) j’ai aussi eu la chance un après midi de rencontrer Jeannot et Jean-Marie, deux membres du Club Vosgien de Soucht qui m’ont embarquée avec eux à la découverte des circuits de VTT sportifs de la région.

Si je veux être complètement honnête, je peux dire qu’après m’être perdue le matin même dans la forêt sur des chemins totalement improbables, j’étais assez confiante que cela ne pouvait pas être pire, surtout en étant accompagnée ! Il faut dire que les sentiers qui ont officiellement le droit d’être reconnus comme sentiers de VTT doivent faire minimum 2m50 de large, donc ils sont nettement plus accessibles que là où je m’étais embrigadée le matin.

 

Il y a quand même eu des moments où j’ai failli glisser sur les cailloux et me rétamer, et d’autres moments où j’avais limite un peu honte de devoir utiliser l’assistance électrique du VTT pour arriver à monter les côtes quand mes deux acolytes faisaient tout à la force de leurs seules jambes… Il faut dire que nous n’avions pas tout à fait la même condition physique je crois !

Il existe ainsi de nombreux sentiers de VTT balisés dans la région, dont deux à Soucht même où le départ se fait depuis la place de la République. Il y a le “petit” sentier de 14 km que j’ai pu expérimenter et le “grand” circuit de 20 km. En tout cas, je te conseille très fortement pour s’attaquer à ces sentiers là d’être muni d’un VTT et pas seulement d’un vélo de route, crois moi ça t’aidera à rester sur ta selle sans tomber !

Plus d’informations sur les sentiers de VTT :
 consulter le site du Club Vosgien de Soucht

#4 Profiter des vélos de l’Office de Tourisme

On se dit souvent que ça va être compliqué de louer des vélos. Il faut trouver le bon loueur, à un emplacement pratique, avec des prix abordables… La bonne nouvelle c’est qu’au Pays de Bitche il n’y a pas à se casser la tête avec ça puisqu’on peut (à partir de 14 ans) louer son vélo à assistance électrique directement à l’Office de Tourisme du 2 mai au 31 octobre ! Le tout pour un prix tout à fait correct de :

  • 9,50€ la demi journée
  • 19€ la journée
  • 35€ les 2 jours consécutifs + 15€ le jour supplémentaire

Le cadenas est directement placé sur le vélo, le casque est fourni, le chargeur pour recharger sa batterie aussi. En somme il n’y a quasiment rien à ramener si ce n’est peut-être un gilet réfléchissant pour la sécurité (mais c’est peu encombrant), un caleçon cycliste (ça je te le conseille fortement pour pouvoir pédaler plus de deux jours de suite sans sentir tes fesses ^^) et surtout tes gambettes prêtes à pédaler !

Réservations et informations complémentaires :
 contact(at)tourisme-paysdebitche.fr ou +33 3 87 06 16 16
et sur le site de l’Office de Tourisme du Pays de Bitche.

Disclaimer : ce séjour a été réalisé en partenariat avec l’Office de Tourisme du Pays de Bitche et l’assistance de la merveilleuse Sophie notamment, mais les opinions exprimées ici restent entièrement les miennes, honnêtes et sincères. Retrouves tous mes posts sur les réseaux sociaux avec le hashtag #MyGreenPaysDeBitche !

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