Apprendre à se défaire des choses matérielles…

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Lorsqu’on voyage avec pour seul bagage un sac à dos de 50 litres pendant 6 mois, on apprend vite à se contenter du minimum vital. 2 shorts, 3 t-shirts, un pull, ça peut suffire pour vivre. On ré-apprend la simplicité, à n’avoir besoin que de peu de choses. On comprend que même si on a du plaisir à porter une jolie robe et un collier, ce n’est pas ce qui compte.

Non, ce qui a de l’importance, c’est tous ces moments extraordinaires qui resteront à jamais gravés dans nos mémoires… Ces moments au milieu de la nature, perdue à regarder les étoiles. Ces moments partagés avec ceux qu’on aiment plus que tout. Cet immatériel qui fait toute notre richesse bien plus qu’aucune possession physique…

Alors comment on fait pour vivre mieux avec moins? On abandonne tout et on va élever des chèvres au fin fond du Saguenay ou de la Lozère? Non, pas forcément car sans entrer dans un mode de vie extrême, apprécier la vie au quotidien avec moins de superflu c’est pas si compliqué, et c’est à la porté de tous!

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 1/ On fait le tri, on donne, on vend!

Les semaines précédant mon départ auront été l’occasion pour moi de faire un grand ménage. Je savais que j’avais bien trop de possessions pour espérer tout remmener en France sans payer un supplément de bagages astronomique, mais en même temps je n’avais pas envie de tout jeter par la fenêtre!

La solution s’est donc imposée à moi. J’ai commencé à vendre le maximum de choses sur Kijiji (qui existe encore au Canada, oui oui ^^) ce qui m’a fait une rentrée d’argent non négligeable juste avant le voyage. J’ai aussi cédé une grand partie de mes équipements électroménager et de mes meubles avec le bail de mon appart. Pratique!

Quand au reste que je ne pouvais pas vendre, j’ai tout simplement organisé une grande soirée de départ avec tous amis, en donnant tout! Coup double pour faire des heureux et se débarrasser de ce qui encombre. Quand aux derniers vêtements restants, aller hop dans une benne qui recueille les dons pour les défavorisés.

2/ On réfléchit à 2 fois avant d’acheter.

Depuis un an déjà, je n’achetais quasiment plus sur un coup de tête. En fait je me posais toujours la question “En ais-je vraiment besoin maintenant? Est ce que je ne vais pas m’en lasser?” et ainsi je n’ai presque acheté aucune fringue en un an. Il faut dire que les soirées trocs entre copines ont aussi aidé.

Quand aux quelques vêtements que j’ai acheté, je les ai payés plus cher peut-être, mais j’ai essayé de choisir des marques proposant des vêtements de qualité et si possible fabriqués localement (comme la marque Kollontai qui fabrique à Montréal) afin qu’ils durent et que je n’ai pas besoin d’en racheter de sitôt.

J’essaye au maximum d’acheter d’occasion (ou de “seconde main” comme on dit icitte) comme par exemple mon vieux modèle de lecteur MP3 acheté à un lecteur. 😉 Récupération, réutilisation sont devenus mes maîtres mots! Si je peux payer moins cher et empêcher que ça ne termine à la poubelle, ça me rend heureuse.

3/ On encourage la consommation collaborative.

Parce que non, on a pas forcément besoin d’un appareil à raclette qu’on va utiliser 2 fois par an, pourquoi acheter et s’encombrer? (d’ailleurs, bon plan pour les Montréalais, si vous achetez du fromage à raclette à la fromagerie du Marche St Jacques, ils vous prêtent gratuitement l’appareil à raclette!)

Une chance, la consommation collaborative est à la mode! Que ce soit au travers d’initiatives comme celle de Share Voisins qui repose sur le partage gratuit de nos possessions au sein de notre quartier, ou bien avec un modèle économique en plus comme le site Zilok qui vous propose de louer à peu près tout et n’importe quoi!

Le partage, et si c’était finalement ça qui était à la base de tout? Sans utopiquement vouloir revenir à une société de troc uniquement, je pense qu’on aurait tous à gagner à se poser des questions sur pourquoi nous possédons autant et que nous le gardons si jalousement quand plein de solutions existent pour consommer moins, et consommer mieux!

4/ On se pose les bonnes questions.

Si vous êtes comme moi du genre à tout garder “juste au cas où” bon courage! Rome ne s’est pas construite en un jour et il n’est pas évident (Béa Johnson sort de ce corps ^^) de vouloir se séparer de tout du jour au lendemain. Cependant, ça ne fait pas de mal de se questionner un peu sur les raisons qui vous pousse à garder tel objet

On a tous des trucs qui comptent plus que d’autres pour nous car des souvenirs y sont rattachés, et moi la première je serais capable de pleurer si je perdais la bague offerte par ma mère pour mes 18 ans. Mais cette affreuse peluche offerte par un de mes premiers petits copains? Bwahhh aller on jette! (enfin, on donne ^^ vous l’aurez compris)

J’ai appris à ne plus avoir de regrets de me séparer de certaines choses qui étaient plus encombrantes qu’autre chose, et si aujourd’hui j’ai encore de l’attachement pour quelques objets qui ont une histoire (ou quelques fringues que j’aime bien, ho je reste une fille 😛) je n’hésite plus à faire de la place quand c’est nécessaire!

Et toi, c’est quoi ton rapport à tout ça?

9 Commentaires

  1. Pour les jouets du petit, je trouve tout en bourse aux jouets. Les jouets neufs que j’ai, on me les a offerts ^^ Bon pour les fringues ou la déco, je vais régulièrement faire un tour en dépôt vente ou même emmaus, on y trouve toujours des perles. Mais je connais pas mal de monde pour qui porter du seconde main est impossible. Sinon je donne beaucoup chez Emmaus aussi, je fais un roulement quoi 😀 Bisou!

  2. Dans moins de deux mois, je quitte tout pour l’Afrique, alors ton article tombe plutôt bien. Je vais avoir un sac à remplir et une maison à vider. Je sais que ma famille vont hériter de pas mal de petits trucs qui vont sans aucun doute les ravir. Pour les meubles et les vêtements, je pensais aussi faire comme toi. Et ton idée de la soirée entre ami où on donne tout est excellente, je retiens.
    C’est marrant, on passe sa vie à accumuler un peu comme une fierté et finalement, quand on doit se débarrasser de tout ça, on se rend compte à quel point tout cet aspect matériel compte peu. On apprend rapidement à se centrer sur le principal.

    • @Charly wouah, l’Afrique dis donc c’est pas commun! Tu pars dans quel pays exactement? Bonne chance dans tes nouvelles aventures alors. 🙂

  3. Merci ! Je pars à Madagascar. J’en parlais pendant des années un peu comme un fantasme que je ne réaliserais jamais. Finalement, sur un coup de tête, j’ai tout lâché et je me suis jetée à l’eau. Et lire ton blog est ressourçant quand émane parfois quelques doutes…

    • @Charly eh bien je suis contente que tu ais eu le courage de sauter le pas alors! Crois moi, le plus dur (aka prendre la décision de partir) est déjà fait, et mieux vaut avoir des remords que des regrets, tu verras bien ce que la vie te réserve mais tu auras au moins tenté ta chance, et ça c’est génial! 😉

  4. Nouvellement débarquée dans la planète Zéro Déchet (in Bea Johnson we trust ^^), je prends connaissance de ton blog et de tes articles inspirants et touchants qui font écho à de nombreuses préoccupations qui m’animent aujourd’hui.
    Je n’en suis qu’au début mais j’apprends à vivre plus simplement et à reconsidérer l’utilité et la nécessité de chaque objet que je possède. Chercher comment les donner/vendre/réutiliser m’amène à faire de belles rencontres et à découvrir les associations locales qui font un boulot génial et trop méconnu. Je suis aidée, il est vrai, par un naturel optimiste et déterminé qui adore le changement !
    Merci pour tes idées, je vais continuer à te suivre 🙂

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