PVT Canada 2014 : j’y vais, ou j’y vais pas?

La date fatidique de l’ouverture des quotas de PVT 2014 approchant à grand pas, je ne pouvais pas ne pas revenir cette année encore sur cette “déferlante de Français sur le Québec” qui chaque année prend un peu plus d’ampleur. (vous pensez qu’employer le terme raz de marée serait abusé?) (pas sûr…)

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Déjà il y a 3 ans, quand j’annonçais peu à peu à mon entourage mon désir de partir pour le Canada, il s’en trouvait toujours un pour me dire “moi aussi je connais quelqu’un qui part au Canada”. V’là l’originalité quoi. Pourtant, au vue des reportages TV qui fleurissent sur l’Eldorado canadien depuis 2 ans, j’étais presque “précurseur”.

Car les quotas de PVT de mon année (dieu merci) auront tout de même mis près de 12 jours à s’écouler… L’année dernière? 48h, BAM. Et cette année je n’ose même pas imaginer… De loin, ça paraîtrait presque pour de la folie douce, et surtout de près ça a un peu le don d’énerver “ceux-qui-savent-de-quoi-est-faite-la-réalité-canadienne”.

C’est pas pour parler d’un ton condescendant que je dis ça, et je suis loin d’être la seule à le penser comme en témoignent les articles d’Elodie, de Bénédicte ou d’Elsa. Mais la réalité est que non, immigrer au Canada ne se fait pas aussi facilement qu’un coup de baguette magique. Rien ne va vous tomber tout cuit dans le bec!

Je n’ai pas le courage de dresser à nouveau un bilan tout simplement pour la bonne raison que pour l’instant mon opinion n’a finalement pas beaucoup changé par rapport à l’année dernière quand je dressais mon premier bilan à 6 mois ou que je parlais de la difficulté d’être loin des siens

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Plus d’un an et demi après avoir déposé pour la première fois mes valises dans ma nouvelle vie canadienne, je sais que Montréal était faîte pour moi. Mais surtout, j’en commencerais presque à redouter mon retour en France, ce pays que je chéri tant et qui pourtant est si loin de moi, de mon quotidien

Dans à peine un peu plus d’un mois, je vais rentrer en France. 3 semaines pour les fêtes de fin d’années, 3 trop courtes semaines à essayer de rattraper le temps perdu avec ce pays que j’ai quitté, avec ces gens que j’ai délaissés. Car comme le dit si bien Marion “Partir est un acte purement égoïste.”

Presque 2 ans jour pour jour après avoir quitté cette Paris que je détestais tant à la base, j’appréhende un peu. De ne pas savoir ce que je vais retrouver, qui je vais retrouver. J’ai peur. Peur de me prendre de plein fouet cette réalité française que j’avais si bien réussi à mettre à distance, mais aussi peur de ne plus arriver à repartir.

En 2 ans, j’ai changé à un point que seuls ceux qui m’ont connu avant peuvent comprendre. Ce que j’ai vécu au Canada restera à jamais gravé dans ma mémoire, et rien que pour ça j’ai envie de vous dire à tous “Oui, partez. Mais pas nécessairement au Canada.” Car ce qui importe est moins la destination que le voyage

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L’herbe au Canada n’est pas plus verte qu’en France. Je n’ai pas un meilleur salaire (enfin si, mais ramené au 40h travaillées par semaine et à mes 2 semaines de congés annuelles, je touche le même taux horaire au final), et si je paye mon loyer moins cher qu’à Paris, ce n’est que pour plus dépenser en épicerie ou forfait téléphonique…

Ne vous méprenez pas, j’aime ma vie ici, mais dans mon cas je crois que si j’en profite autant c’est uniquement parce que je sais que cette expérience est à “durée déterminée”. A Paris, je suis montée pour terminer mes études puis j’ai commencé travailler sans jamais profiter réellement de ce que la ville avait à m’offrir.

A contrario ici, c’est parce que je sais que potentiellement chaque expérience que je vis est peut-être la dernière, que chaque fois que je vois chacun de mes formidables amis me rappelle combien la “fin” de tout cela est proche que j’en profite au maximum… Et ça, c’est tout simplement ce qui va de pair avec le fait d’être expat’.

Car où qu’on parte, si on met plusieurs milliers de kilomètres entre soi et sa patrie, ce n’est pas pour vivre la même chose. Au contraire, c’est pour s’en prendre “plein la gueule”, grandir, s’épanouir. Et si choisir le Québec paraît bien souvent la solution de facilité car nous partageons la même langue…

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… il faut prendre garde de na jamais oublier que nos cultures sont belles et bien différentes. Et surtout, il faut avoir en tête qu’ici personne ne vous attend. C’est brutal à dire, mais des français comme vous et moi, à Montréal surtout il y en a pléthore et les québécois sont loin de nous attendre comme le Messi…

Et c’est pourquoi je ne conseille à personne de venir ici juste “parce que la crise est moins forte qu’en France”… Faire un PVT Canada pour l’expérience, pour passer un an sur les routes du pays et survivre grâce à de petites jobines ok. Mais vouloir s’installer ici sans un vrai projet d’immigration à long terme, c’est courir dans le mur direct.

Personnellement, j’estime avoir réussi le défi que je m’étais fixé en venant au Canada. Mais pour toutes ces personnes qui comme moi auront relevé le challenge de l’immigration, combien se seront heurtés de plein fouet à la difficulté de reconstruire sa vie de rien à 5000 km de chez soi?

J’ai dans mon entourage proche des exemples à citer à n’en plus finir, de celui ayant passé un an sans trouver de job qualifié dans son domaine, à celui dont les qualifications ne sont pas reconnues ici en passant par celui qui s’est fait viré du jour au lendemain parce qu’ici ça marche comme ça

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Si malgré cela, vous êtes toujours motivés par le PVT Canada (j’espère ne pas vous avoir semblé rabat joie ^^) sachez que cette année la procédure sera différente la demande se fera en ligne et non plus par envoie de courrier postal. Il est également possible que la  durée du PVT Canada passe de 12 à 24 mois.

Toutefois, le dossier devrait être sensiblement identique dans les grandes lignes à celui des années passées : lettre de motivation / CV / photos d’identité / passeport / attestation de fonds, vous pouvez relire les conseils que je donnais l’année dernière ainsi que ceux donnés par Elsa cette année.

Mais surtout, je vous conseille de bien lire les articles du site PVTiste qui reste LA mine d’or incontournable pour tous les renseignements liés à la demande de PVT. (notamment, faîtes très attention au moment de soumettre votre dossier de ne pas confondre vitesse et précipitation, voir les raisons de refus de PVT 2013)

Sur ce, il ne me reste plus qu’à souhaiter à tous ceux qui vont décider de tenter leur chance cette année! Il y aura sûrement une fois de plus moins d’élus que d’appelés, mais croyez en votre bonne étoile et préparez vous un dossier béton et j’espère que tout devrait rouler au mieux pour vous! 😉

Alors, qui tente le PVT Canada 2014 par ici?

PS: pour ne pas louper l’ouverture des quotas, inscrivez vous à l’alerte e-mail du site de l’ambassade du Canada via ce formulaire, ou pour être au courant le plus vite possible surveillez le compte Twitter de l’ambassade et le hastag #EICFrance! Pensez également à l’alerte SMS proposée par PVTistes.net.

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  • Si je pouvais, je crois que je n’hésiterais pas ! Donc je te dis , fonce ! 

  • Coucou excuse moi juste une question ( totalement idiote sans doute mais tant pis) : la “trousse personnalisée de demande de participation”, je la demande au moment de l’ouverture des quotas??

  • Malgré tout ça, non, je viendrai quand même te faire chier à Montreal si mon visa est accepté ! 🙂

  • Nous on tente ! Plus on approche de la date… car elle va bien finir par tombé, plus je stress… 
    La durée du PVT apparemment serait ‘encore’ d’un an cette année, nous aurions bien aimé qu’elle passe à 24 mois, car dans notre cas, et dans nos projets 24 mois, c’était mieux, mais on fera avec ce qu’on nous donne et surtout on pense solution bis, si on était pas prit au PVT ! 🙂 
     

  • L’aventure canadienne m’a longtemps tenté et j’avoue que to article me donne à nouveau envie de me jetter à l’eau. Je te souhaite le meilleur 🙂
    http://www.sodemoiselle.fr

  •  
    Sympa ton article. Si tu tentes l’expérience, crois-moi tu ne seras pas déçue !
     
    Je te conseille d’attendre avril-mai pour partir et de profiter de l’été pour effectuer une superbe road trip à travers les parcs nationaux. Tu pourras également observer les magnifiques couleurs (rouge, orange, jaune…) de l’Automne canadien grâce au redoux de l’été indien. Et une fois qu’il fera à nouveau dans les -20°C (et encore je suis sympa), hop retour en France !
     

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  • J’ai suivi ton aventure de A à Z, je me rappelle quand tu avais décidé de partir et que tu ‘lavais annoncé, ouis ton arrivée et tes premiers émois et coups de coeur. Tu rentres bientôt en France? Ca doit te donner un sentiment très étrange !
     
    J’ai toujours eu envie de partir de France, mais pour “vivre une aventure”, “rencontrer d’autres personnes”, etc… Sans savoir vraiment où je voulais/pouvais aller. Les choses s’accélèrent, j’ai failli partir m’expatrier en Belgique mais ça ne s’est pas fait finalement. Oui la Belgique c’est pas très sexy comparé au Canada, mais quand même 🙂 Enfin dans tous les cas ça ne se fera pas finalement… Mais l’idée de bouger pour travailler ne m’effraie plus désormais…
     
    En tous cas, j’espère que ton séjour t’a plu ! 🙂 Et merci pour tes conseils et le partage de ton expérience ! 🙂
     
     
     

  • Je ne fais pas un PVT, mais une thèse de 3 ans à l’étranger. Mais je me suis reconnue dans le côté : c’est une expérience que l’on vit à 100% car on a conscience que c’est à durée déterminée. Autant, à Toulouse, j’étais en mode plan-plan, je m’autorisais à refuser des sorties sous le couvert du “j’aurais l’occasion de le faire plus tard”, autant ici… c’est pas la même chose ! ^^

  • Merci pour ce post, c’est quelque chose que j’ai envie de faire et c’est bien d’avoir des ressentis.

  • Moi moi moi je le tente cette année !! 😀
    Des années que j’y pense… J’ai vécu près d’un an en Irlande déjà, et depuis je ne pense qu’à recommencer ailleurs.
    Ton article est loin d’etre condescendant, il est réaliste. Et je trouver que tu as raison de dire es choses-là. J’ai déjà lu quelques témoignages similaires qui m’ont mise en garde et m’ont aidée à me préparer psychologiquement aux difficultés à venir. Mais il y a tellement plus de témoignages optimistes que beaucoup de gens ne sont pas avertis au final.
     
    Bref, merci pour ton article, ça fait du bien de lire tout ça je trouve. ^_^

  • Je ne sais pas si Montréal est vraiment vu comme un eldorado par tous ceux qui partent s’y installés. Je prépare mon PVT depuis plus d’1 an (pour faire ma demande prochainement) et je me suis posée pleins de questions sur la destination, les opportunités de travail, la vie quotidienne, l’adaptation à une culture différente … et cela était sans compter tous mes proches qui m’ont dit que Montréal c’était moche/il faisait trop froid/trop chaud/tu pouvais te faire virer du jour au lendemain/y’avait pas plus de boulot qu’ici … On m’a plus conseillé de partir dans des pays comme l’Australie ou la Nouvelle Zélande qui sont également des destinations qui explosent pour les jeunes français.
    Et tout ces discours m’ont réconfortés dans mon choix car je sais maintenant pourquoi je veux partir la-bas et pas autre part. Je croise les doigts pour pouvoir moi aussi avoir la chance de me faire ma propre opinion sur ce pays 😉
    Et au passage merci pour tous les conseils et témoignages que tu donnes à travers ce blog (car je le lis régulièrement même si je n’avais encore jamais laissé de commentaire!) 🙂
     

  • Salut, je ne suis pas d’accord avec toi quand tu dis « Partir est un acte purement égoïste. » je trouve que c’est plutôt de ne pas laisser partir qui est égoïste.
    Et aussi quand tu dis “vouloir s’installer ici sans un vrai projet d’immigration à long terme, c’est courir dans le mur direct.” Je vais de donner un exemple, ma soeur est parti au canada avec rien (meme pas d’argent en poche, on lui avait prêté les 2100e juste pour l’attestation de fond et elle a du rembourser des son arrivé au canada). Bref elle n’avais rien, ni de projet juste une envie de partir et un Bac +5 en Lettre, certes il y a eu des moments de galére mais ça n’a pas durer. et figure toi que aujourd’hui elle est directrice d’une maison d’édition au canada! Et gagne bien sa vie.

  • Merci pour ton témoignage , c’est vrai qu’aucun pay´s nn est utopique sinon on le saurait . 
    Pour ma part si j’arrive à l’avoir cette année , je partirais en tant que fille au pair , puis woofing . J’y ai réfléchi ces deux dernières années et j’ai trouvé ce que je souhaité faire et pourquoi je voulais y aller .
     
    bon retour en France 🙂 car comme tu dis ça dois être dur d’être loin de sa famille et de ses amis 
     
     

  • Bien dit! Je ne vais pas te cacher que le retour en France, c’est pas facile du tout! C’est dur de se réadapter. On peut en parler à l’occas’ ;)! Mais l’essentiel, c’est ne pas oublier tout ce que tu auras acquis et découvert ici. Et c’est possible de repartir, j’ai bien réussi 🙂

  • C’est fou de voir à quel point il y a un fossé immense entre l’expatriation pour un PVT et l’expatriation pour des études. Nous sommes toutes deux expats, dans une limite de temps, et pourtant nous ne vivons pas la même expérience, n’avons pas du tout la même vision des choses. Je ne pensais pas que ce serait à ce point… Si je comprends ton article dans le fond, je ne m’y retrouve tellement pas.
    Du coup il me confirme que j’ai choisi la bonne option ! Et pour ma part je ne peux que la recommander 🙂
    Tu dresses un portrait peu rose du pvt, mais en même temps il est de bon temps de remettre les choses à leur place. Qu’est ce que j’ai ris “les québécois sont loin de nous attendre comme le Messi” ! C’est tellement vrai !
    Peu importe l’endroit ou le pvt est effectué, peu importe d’ailleurs si l’expatriation relève d’un pvt ou non; il faut avoir une sacrée force de mentale et préparation en amont pour pouvoir tout claquer et partir recommencer de zéro à des kilomètres de ses racines. Du coup lorsque tu parles de la difficulté à laquelle certains se sont heurtés de plein fouet, de devoir reconstruire sa vie zéro; pour ma part cela fait écho plus à un manque de préparation et une pointe d’inconscience. 
    Partir c’est être purement égoïste. Certes, bien que discutable. Il en relève du besoin à un moment donné plus que de la simple envie ou pulsion. A trop penser aux autres on finit par s’oublier soi même; on stagne plus qu’on avance. Partir, peut être vu comme un trait de personnalité, un mode de vie comme bien d’autre, et il n’y a aucun égoïsme à voir la dedans dès lors. J’inverserai même la chose en disant que c’est égoïste de se complaire dans son quotidien, son cercle clos, dans les bornes de cette sécurité et ne pas vouloir ôter ses œillères et voir ce qui se passe autour, ce qui nous entoure.
    Bien sur que Paris ne s’est pas arrêté depuis ton départ, bien sur que bien des choses risquent d’avoir changé/bougé/évolué; ainsi va la vie. Taches donc de profiter avant tout de ce retour, de chaque moment, afin d’en revenir par ici rechargée et non pleine de regrets et de doutes 🙂
     
     
     

  • Merci pour les liens vers PVTistes.net 😉
    Notre équipe apprécie ton blog et tes articles ! 
    À bientôt,
    Mat

  • Le fait d’être conscient de la durée déterminée de ce projet de vie est, je pense, tout simplement essentiel 🙂 Parce que c’est cette notion de temps qui nous pousse à entreprendre davantage, à ne presque rien se refuser… Je le vois bien, maintenant que je suis rentrée, j’ai l’impression d’être au point mort, ça m’attriste ! Parce que je me dis que j’ai que “le temps”, justement, de faire les choses, de voyager, de rencontrer les gens. Bon, je vais pas partir vers des philosophies de vie à la con mais cette année à l’étranger m’a énormément apporté, tout simplement ! Il faut partir averti sur le plan économique, marché du travail etc. Par contre, je pense que c’est aussi important de se laisser aller sur le plan émotionnel. Ne pas chercher à structurer tout ça, on part loin de chez soi pour se trouver, autant se laisser une chance de pouvoir le faire !
     
    Et merci pour les petits liens vers mon blog 🙂
    Bises

    • @Elsa j’avoue que je redoute un peu d’avoir moi aussi cette impression d’être au point mort lorsque je reviendrai, et c’est aussi pour ça d’ailleurs que j’essaye d’avoir toujours plein de projets! Je suis quand même d’accord avec toi dans le sens ou non on ne peut pas tout structurer non plus, dans mon cas rien n’était fait lorsque je suis partie! Mais j’étais informée sur la réalité du marché du travail et c’est surtout ça que je trouve important, de ne pas partir sur un coup de tête juste parce que “c’est la crise en FRance”.

  • Salut, je découvre ton blog avec cet artcile sur le Canada. Je suis résidente permanente arrivée depuis 3ans. Je te rejoins complétement sur le faite que aucun Québecois n’attend les Français. J’airai même jusqu’à dire que tu dois parfois faire tes preuves encore plus que les autres. Le Canada un eldorado? Non. Avec mon conjoint on a du repassé nos diplômes, alors que nos professions sont en grande demande ici. La première année a été très galère. La culture n’est pas la même je suis d’accord. Mais quand même, il y a une qualité de vie ici qui devient à mon avis très difficile à trouver en France. En tout cas dans l’Estrie la vie est paisible!!
    PAr contre je ne suis pas d’accord pour dire que partir est égoiste. On fait sa vie pour soi et pour être panoui non?
    Et pouruqoi tu rentres si tu es bien ici??
    A +.

    • @marylou tout à fait d’accord avec toi sur le fait que la qualité de vie d’ici peut être difficile à trouver en France, d’autant plus que j’ai habité 3 ans à Paris donc c’est sûr que ça change… Après ça dépend aussi de quoi, car si Montréal est vraiment une vie agréable au quotidien, je dois avouer que l’accès difficile aux soins de santé et le fait d’avoir seulement 2 semaines de vacances par an font que par certains aspects c’est pas si fun…

      Quand à dire que partir est égoiste, tu as raison on fait sa vie pour soi et c’est justement quelque chose que j’ai parfois tendance à oublier car je tiens vraiment à ma famille et la distance n’est pas toujours facile à gérer. Si je rentre, c’est en partie pour eux, mais aussi parce que j’estime que j’ai encore plein de choses à vivre avant de me poser “définitivement” quelque part. 😉

  • Et moi, j’étais de la promo de PVT d’avant la tienne, et le quota était parti en un peu plus d’un mois 🙂
    C’est dingue de voir comme la poussée pour le Canada s’accentue en France.
    Bon retour à toi en tout cas, nous on reste 🙂

    • @GrandNicolas oui c’est fou de voir cet engouement devenir de plus en plus fou! Merci, le retour est prévu c’est sûr mais pas encore tout de suite quand même. 🙂

  • Excellent article qui reflète très bien ma pensée après 3ans ici. J’ai vu tellement de gens arriver la fleur au fusil et foncer dans le mur. Et en même temps, quand t’en fais part aux gens que tu connais, ils te prennent pour une aigrie et ne comprennent pas. Bravo, tas employé un ton juste, je trouve. 

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