Les êtres que l’on rencontre sur son chemin…

Je ne sais pas si c’est les hormones qui se déchaînent (non je ne suis pas enceinte, j’ai juste arrêté la pilule) ou alors si c’est la prise de conscience de la fin d’une époque qui s’en vient, mais ces derniers jours, je suis en plein spleen… Un gros vague à l’âme m’envahit, les idées, les envies se bousculent dans ma tête.

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Je crois que j’ai tout simplement peur. Peur de mes émotions, peur de montrer mes sentiments et de devoir me montrer telle que je suis, si fragile alors que je me voudrais si forte. Terrifiée à l’idée de changer plus vite que je ne le voudrais, terrifiée de laisser ce pan de ma vie s’échapper…

Ce matin je suis tombée sur un article qui résonne en moi plus que de raison, un des ces articles écrits avec des mots si francs, si beaux qu’il vous retourne le cœur… Je ne sais pas si Elodie a raison ou non de ne plus croire au “Prince avec un grand P” et à “l’Amour avec un grand A”, mais là n’est pas la question…

Nous avons tous notre histoire, nos doutes, nos erreurs, nos blessures… Que ce soit en amitié ou en amour, donner sa chance à quelqu’un c’est avant tout prendre un risque. Prendre le risque d’être déçu, le risque de souffrir… mais aussi et surtout prendre le risque de vivre quelque chose d’intense, quelque chose de vrai et de sincère.

Des erreurs ça j’en ai fait, plus que de raison et plus souvent en amour qu’en amitié d’ailleurs. Mais même si j’ai parfois perdu mes illusions moi aussi, je veux continuer à croire que la beauté de l’amour n’est jamais vraiment loin. J’ai eu / J’ai / J’aurai la chance d’aimer et d’être aimée et c’est je crois le plus beau cadeau que la vie puisse nous apporter.

Ce que me réserve le futur, je ne le sais pas. Je ne sais pas s’il est “naturel” d’aimer une seule et même personne toute sa vie… Je ne sais pas s’il est “normal” de perdre certains de ses amis de vue malgré les promesses faîtes aux anges… Que ce soit en amitié ou en amour, les rencontres ponctuent nos chemins.

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Que ce soit ce garçon qui t’a surpris avec son sourire pour la première fois au milieu d’un amphithéâtre de communication, cette amie qui fut là quand rien n’allait plus et qui connaît tout de ta vie, cet ami qui parle toujours un peu trop fort peut-être mais devient si timide quand il s’agit de se confier à propos de lui même…

Cette amie qui n’a pas la langue dans sa poche mais que tu apprécies justement pour sa franchise, cette amie avec qui tu as refait le monde dans un jacuzzi sous la pluie… ces amis insoupçonnés qui sont apparus en quelques mois, quelques années, ceux qui ont disparus, ceux qui sont restés, ceux qui resteront à jamais

Elle tombait amoureuse comme on tombe d’une chaise“, peut-être que c’est vrai, peut-être que moi aussi je tombe souvent de ma chaise, du moins en amitié. Il m’est facile de m’attacher. Aussi facile de souffrir aussi. Mais je crois que je ne me sens jamais aussi vivante qu’entourée de ceux que j’aime

Alors oui j’ai peur, la nostalgie et le blues m’ont pris par surprise avant même que je n’ai eu le temps de réaliser qu’ils frappaient à ma porte… Je vis une période pas évidente où l’angoisse de perdre ceux que j’aime n’est jamais loin. Je fais beaucoup de promesses, à moi même, à eux et je n’ai qu’une crainte… me décevoir. Les décevoir.

J’aimerais parfois prendre mon passeport dans une main et mon cœur dans l’autre et tout quitter sur un simple trait, avancer pour ne pas souffrir. Mais je ne veux pas, je ne peux pas fuir,  car je sais que la réalité me rattrapera toujours. Je sais qu’il me reste encore de merveilleux moments à vivre, en amitié comme en amour, ici ou là bas…

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  • Pouvoir tomber amoureux est pour moi le plus beau des cadeaux.. Je suis du genre à tomber de ma chaise souvent, pour un regard, une lumière, un paysage, un miaulement, un sourire… J’aime ce sentiment, cet attachement qui nous relie les un aux autres, j’aime le fait de ne pas pouvoir l’expliquer, juste le fait d’être en face de quelqu’un ou de quelque chose qui nous touche au plus profond de nous même…
    Et d’ailleurs, je suis tombée de ma chaise pour ton texte, il m’as beaucoup fait réfléchir ! 🙂

    • @swann exactement, c’est ça qui est beau, de ne pas toujours pouvoir tout expliquer… mais de se sentir touché au fond de nous!

  • <3 
     
    (je sais pas quoi dire d’autre, mais voilà)

    • @LaNe <3 tout simplement!

  • “On croise des milliers de gens dans sa vie, mais on n’en rencontre finalement que très peu ” Et puis il y a ceux qui vont nous toucher, nous bouleverser, nous renverser, Ceux sans qui la vie nous paraitrait fade. Ce sourire echange et deja on savait, on savait que ca serait pour la vie, on savait. Il y a ses gens qui vont partir, qui vont rester, qui vont revenir. Il y a nous, qui allons partir, revenir, repartir. Et on les comptera sur les doigts de la main, toujours au creaux de notre coeur. Quand les pages se tournent, quand d’autres aventures commencent, on ne tourne pas vraiment la page et encore moins, sur eux,  sur ces gens qu’on a rencontre qui ont fait et qui font qui on est, pas seulement ceux qu’on a croise. Car oui on en croise des milliers de personnes mais pas toutes ont ce meme “pouvoir” sur nous. Je tombe aussi souvent de ma chaise, mais au moins je serais tombee. J’aurai vecu a plein poumons, j’aurai croque mes rencontres a pleine dent. Donner sa confiance, son atatchement oui c’est prendre le risque de morfler et des fois quand on sent que ca arrive, on veut prendre nos jambes a notre cou, filer nous cacher en attendant que ca passe. Mais finalement, on ne fait rien de tout ca, car c’est magique de se laisser vivre, la magie est dans l’essai. Et tant pis si ca fait mal, car ca peut reserver aussi de belles surprises, des fois, quelque fois 😉
    http://jaiecrit.wordpress.com

     
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    • @Faby quel joli texte, j’aime ta première phrase, on croise beaucoup de gens c’est vrai, mais ceux qui savent nous toucher au fond de nous auront une place dans notre cœur à jamais…

  • On ne peut pas aimer (en amour comme en amitié) sans souffrir forcément toujours à un moment ou à un autre. C’est le revers de la pièce. Le prix à payer pour tout ce bonheur. C’est correcte (t’as vu, j’ai pris l’accent!) comme ils disent chez toi.
    Mais je serais toujours là pour refaire le monde avec toi dans un jacuzzi, d’autant plus si c’est sous la pluie 🙂
    Je pense fort à toi.

    • @MelleBonPLan tu as tout à fait raison, mais je préfère souffrir mais avoir vécu, que de ne pas avoir voulu courir le risque pour prétendument me protéger… Je pense fort à toi également!

  • On croise tellement de personnes dans nos vies (que ce soit dans les écoles, au voisinage, dans des fêtes ou par accident), qui sont aussi bien différentes que pareilles que nous. Il y a des périodes où on passe toutes nos journées à parler avec elles et des périodes où on agit quasiment comme des inconnus qu’on vient presque même à se demander comment nous avions pu nous éloigner l’un(e) à l’autre. Pour certains, cet éloignement s’est opéré de façon lente, pour les autres, un peu plus brutale.. Article archi vrai. Tu ne peux que vivre au jour le jour!

    • @Teaso on verra bien ce que la vie m’apportera par la suite, en attendant carpe diem comme tu dis!

  • Je ne pensais pas que je tomberais un jour de ma chaise en amitié … Mais depuis mon arrivée au Canada, je suis belle et bien tombée de ma chaise !!! Le départ et la séparation vont être difficiles. <3

    • @Gladys oui, on va en pleurer des rivières, mais ce sera sans regrets aucuns car on saura qu’on aura vécu cette fabuleuse expérience au maximum, et puis on ne va pas se lâcher comme ça… on se reverra juste sur un autre continent! Et qui sait, peut-être à Londres? 😉

  • […] chaque expérience que je vis est peut-être la dernière, que chaque fois que je vois chacun de mes formidables amis me rappelle combien la « fin » de tout cela est proche que j’en profite […]

  • […] ennuis de santé se sont succédés. De peine, lorsque 2 des personnes desquelles j’ai été les plus proches pendant un an ont quitté […]

  • […] J’ai beau avoir l’intime conviction au fond de moi que j’ai vécu ce que j’avais à vivre ici, que j’avais besoin d’un changement drastique et profond, je ne peux m’empêcher d’avoir la gorge serrée. Cette sensation indéfectible d’avoir le cœur serré à l’idée de quitter définitivement ceux qui sont apparus sur mon chemin. […]

Toi aussi laisse ton petit brin d'herbe...