Faut-il ne pas prendre l’avion pour voyager écolo?

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Voyager de manière durable est-il un luxe? La question mérite d’être posée. En effet, quand on se prétend écolo, on évite généralement de prendre l’avion, du fait que ce dernier a un impact écologique plus important que les autres moyens de transport. Cela dit, de l’idéal à la réalité, il y a parfois un gouffre.

En planifiant mes 6 mois de voyage au travers du Canada et des USA, j’avais à la base l’idée de prendre l’avion le moins possible, voir pas du tout. Malheureusement, même si j’ai pu privilégier la plupart du temps le bus, le train et parfois la voiture, je n’ai pas réussi à me passer complètement de prendre l’avion.

Par exemple, pour aller en Alaska où les 3 heures d’avion m’ont évité une semaine de ferry à cause des correspondances (et fait économiser 1000$) mais aussi et surtout pour aller à Hawaii où le seul autre moyen de s’y rendre aurait été par bateau de croisière, avec pas moins de 6 jours de navigation non stop…

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Quand à voyager entre les îles d’Hawaii, il n’y a tout simplement pas le choix, seul les liaisons aériennes existent de manière fiable. Plusieurs trajets aériens à mon actif donc, alors que pourtant, j’ai cherché au maximum à privilégier les transports terrestres et maritimes. Dois-je y voir un échec? Je ne sais pas.

D’un côté, je me dis que j’aurais peut-être pu faire plus… Faire l’effort de “perdre” plus de temps en transport pour voyager plus lentement, de manière ainsi plus durable et écologique, plus en accord avec mes convictions. Toutefois, je vais être honnête, même si j’adore voyager en train par exemple, il n’en reste que ce type de trajet a un coût.

Eh oui, malheureusement il est généralement plus cher de voyager en train ou en ferry que de prendre l’avion. A la fois parce que les billets sont en moyenne 1/3 à 1/2 plus cher que le billet d’avion, et aussi à cause des surcoûts liés par exemple aux temps de correspondances du fait de la fréquence réduite de ces moyens de transports “exotiques”.

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Dans ces conditions peut-on réellement juger ces québécois qui prennent l’avion pour se rendre une semaine en hiver au Mexique? Car si cette semaine paraît court pour une telle distance, il n’en reste pas moins que pour tous ces gens, c’est peut-être là l’unique opportunité de prendre des vacances pendant l’année.

Je rêverais d’un monde où nous aurions tous les moyens de voyager en prenant notre temps, mais qui suis-je pour juger alors que moi même je ne suis pas parfaite? Puis-je réellement espérer changer notre société de consommation? Car honnêtement, qui serait réellement prêt à ne pas partir loin uniquement pour des questions écologiques?

Ceux qui ont tout compris ne seraient-ils pas d’ailleurs ceux qui voyagent en auto-stop, ne créant ainsi pas plus de pollution que si le trajet avait eu lieu sans eux. Voir même, si le conducteur était seul dans sa voiture (bouh, pas bien), l’auto-stoppeur participe à réduire l’impact de l’automobile en fin de compte…

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J’avoue que c’est une piste que j’aimerais creuser. Mon rêve absolu? Faire du bateau stop et embarquer sur un voilier pour une traversée épique. En aurai-je un jour le courage et l’opportunité? Je l’espère bien et je sais que cela ne tient qu’à moi. Suis-je déçue de la manière dont s’est déroulé mon road-trip? Oui et non.

Je vais être honnête, je suis partie avec beaucoup d’illusions et face à la réalité, il faut parfois faire des choix. J’assume totalement que mon voyage n’ait pas toujours été à la “hauteur de mes ambitions” en matière de slow travel. J’ai encore des progrès à faire, je le sais. Mais je me console en me disant qu’il n’est jamais trop tard pour changer.

J’ai manqué de temps, d’opportunité, de courage, il serait facile de me trouver des excuses. Mais pour autant je ne baisse pas les bras, car je sais que rien de mieux que l’expérience ne pourra au grès des années, me permettre d’imaginer et de construire ma propre vision de ce que j’appellerais le “voyage alternatif”.

Et toi, quelle est ta position sur le voyage en avion?

29 Commentaires

  1. Aie, comme je te comprends! J’ai les mêmes dilemmes que toi. Parfois, le trajet en avion est bien plus simple malheureusement. Moins cher, plus sûr, plus court… Je suis une adepte du slow travel et j’essaye au max de voyager par les terres. Mais rien que la pour l’Amérique latine, je vais être obligée de prendre l’avion à un moment. Je suis au Mexique et ma destination finale est l’argentine, sachant que cela fait déjà deux mois que je suis ici je te laisse imaginer le temps que ça mettrait pour arriver au bout en passant par tous les pays. Parfois, on a juste envie d’arriver vite. Que celui qui inventera la teleportation se fasse connaître!
    En y pensant je me dis que le problème majeur ne viens pas de l’avion lui même, mais du carburant. Donc je me rassure en me disant que tout n’est pas perdu, il faut qu’on utilise des énergies moins polluantes… À méditer. Dur d’être voyageur 100%ecolo…

  2. Grande question qui me travaille également. Et nous aussi, on prend l’avion de temps en temps, pour les grosses destinations, les gros trajets. Pas facile de résister à cette facilité au niveau temps et économique. En fait, c’est vraiment dingue que de parcourir des milliers de kilomètres en avion nous coûte si peu cher!

    Ca m’a fait sourire quand tu parles de voilier car c’est aussi un de nos rêves. Apprendre à naviguer et qui sait, peut être un jour s’acheter un bateau et continuer à voyager grâce aux vents.

  3. En effet, dur dur de voyager écolo à notre époque… Où l’industriel s’est développé à tout va, où l’on nous propose des voyages à l’autre bout du monde. Nous pouvons, certes, nous considérer comme responsable de la pollution mais la société actuelle fait que nous voulons toujours plus. A nous de faire nos choix. 🙂

    • @Geekette eh oui à partir du moment où on rentre dans le jeu de la société de consommation, ça prend de la volonté d’en sortir!

  4. Questionnements que je retrouve chez beaucoup de gens… et personne n’a encore trouvé de solution parfaite ! À mon avis ça dépend de beaucoup de choses, du temps à disposition surtout… Effectivement on ne peut pas blâmer ceux qui prennent l’avion pour de longues distances, pour profiter du peu de temps de vacances qu’ils ont ! Et pareil, comment en vouloir à ceux qui choisissent l’avion par obligation économique ?… À l’inverse, quand on a le temps la destination initiale peut devenir un but lointain, et le trajet fait partie intégrante du voyage.

    Je suis sur le point de partir pour la Nouvelle-Zélande, depuis la France, en évitant l’avion autant que possible. Mais ce n’est possible que parce que j’ai beaucoup de temps… et parce que j’ai passé de très longues heures de recherches pour trouver un trajet qui ne soit pas hors de prix ! Et puis, je suis aussi bien consciente que je vais peut-être devoir prendre l’avion à un moment ou un autre…

    En tout cas je suis complètement d’accord avec toi : rien ne vaut l’expérience des voyages pour prendre conscience de nos convictions, et pour s’y coller de plus en plus !

    • @Gwen beau défi de vouloir te rendre en Nouvelle Zélande sans vraiment prendre l’avion, ça m’intéresserait d’en savoir plus sur ton trajet. 🙂

  5. Il me semble qu’à part voyager à pieds ou à dos de chameau / mulet / cheval, ce sera difficile de voyager “100% écolo” (ne vois pas dans ma remarque de l’ironie ou de la moquerie je suis sincère :))
    Au delà du carburant et de la pollution générée par le transport en lui même, il faudrait prendre en compte le bilan énergétique global du moyen de transport : quel est le coût / pollution générée par la production de ce carburant ? Et du moyen de transport en lui même ? Des routes ? La durée de vie ?

    Je pense qu’on ne peut que très difficilement voyager “100% durable”, mais on peut déjà faire une partie. Tu l’as souvent mentionné dans tes précédents posts, tu as essayé, et tu as aussi adopté des sttitudes écolo -responsables par ailleurs dans ta conommation. Le seul fait de voyager en sac à dos et de aire du woofing est une forme de voyage durable et responsable.

    C’est clair qu’on ne peut pas jeter la pierre à ceux qui partent en vacances dans le Sud en hiver, je pense que l’usage effréné d’un pick up au quotidien ou la sur consommation de mat.riel électronique pendant Black Friday sont bien plus lourd au niveau bilan carbone et durable qu’une semaine de vacances dans un pays “pauvre” (je pense à Cuba par ex) qui génère une grosse part de son PIB via le tourisme 🙂

    • @LaNe merci pour ton commentaire, c’est hyper constructif. Et je suis bien d’accord avec toi que si on ne voulait vraiment pas polluer, on ne ferait plus rien en fin de compte… Par contre bon point pour le fait que voyager amène de la richesse dans les endroits qu’on visite, par contre c’est sûr que tout les trucs “made in china” achetés pendant le black friday ça contribue en rien à mieux faire avancer le monde… ^^

  6. Bonjour,

    je viens de découvrir ton blog qui est vraiment très intéressant. Étant aussi très sensible à mon impact environnemental, j’essaie aussi de me poser des questions sur la façon dont je me déplace. Je reviens d’un voyage en Nouvelle-Zélande et je n’ai pas trouvé d’autre solution que de prendre l’avion pour m’y rendre mais est-ce que j’aurais du renoncer à ce voyage pour autant ? Je pense que le voyage nous apporte tellement de choses qu’il faut parfois faire des compromis et essayer par la suite d’avoir une consommation responsable lorsqu’on visite le pays en faisant comme tu le dis du wwoofing, du stop, … et essayer aussi de prendre plus le temps de voyager mais ce n’est pas toujours possible.
    En tout cas je suis complètement d’accord avec toi, chaque voyage nous en apprend toujours un peu plus et nous aide pour organiser de façon toujours plus responsable nos prochains voyages.

    • @Laëtitia eh oui il faut prendre l’opportunité d’apprendre de chaque voyage, comment c’était la Nouvelle-Zélande d’ailleurs? Je rêve d’y aller!

  7. Bonjour, je viens de découvrir cette discussion, et je dois dire que je suis choqué!
    Si l’on veut par conviction faire attention à son environnement et à sa consommation d’énergie, il suffit juste de faire le choix de voyager proche de chez soi, de profiter des belles choses qui nous entourent et vivre juste beaucoup plus simplement sans vouloir faire comme son voisin et partir sans cesse plus loin… et prendre des avions qui croquent plusieurs dizaines de milliers de litres de Kéro par trajet!!! vous verrez on est pas plus malheureux et cela n’empêche pas d’avoir de la culture et des connaissances comme on veut trop souvent le faire croire ! il est tout simplement difficile de croire que l’on pourra toujours consommer comme on le fait actuellement sans conséquences! nous le voyons malheureusement presque chaque jours à travers le monde par les changements et catastrophes climatiques qui ne font que débuter. Les plus faibles en paient déjà trop largement les conséquences.

  8. Bonjour,

    Je suis tout à fait d’accord avec “fg” et ai été moi aussi choqué par tous les précédents commentaires.
    Sans accuser personne, et prenant moi-même l’avion chaque année pour partir en vacances, je trouver que cela est irresponsable d’un point de vue écologique.
    Nous dépensons environ 9 tonnes de CO2 par an individuellement (ou moins selon les personnes), en comparaison un aller retour Paris-NewYork fait déjà 1 tonne de CO2. Un gros effort fourni pour le recyclage, prendre les transports en commun, etc. est sacrifié pour 1 voyage alors que voyager local offre également de très bons souvenirs… pour ma part je vais revoir mes consommation de budget avion, en plus on y gagne au porte monnaie en voyageant local… Qui me suit ?? :-))

  9. Je suis également choquée par l’inconséquence des propos. On ne peut pas à la fois passer son temps à voyager et chercher à calmer sa mauvaise conscience par des petites mesures justificatrices. Seuls 3 à 5 % de la planète voyage hors des propres frontières (ai-je lu). Prendre l’avion et partir loin sont des luxes occidentaux qui devraient rester des exceptions dans nos vies. Prétendre être ouvert aux autres parce qu’on voyage vite et loin est un mensonge. L’ouverture aux autres et à la culture passe devant ta porte si tu le veux bien. Combien d’entre nous ne savent même pas le nom de leur voisin du dessous et n’ont jamais échangé davantage qu’un bonjour avec leur voisin de palier?
    Non que je sois pour interdire les voyages (que j’apprécie) mais les voyages lointains et les trajets en avion devraient être chers (pour dissuader) et devraient être exceptionnels. Leur banalisation est une aberration. Et si 7 milliards de gens se mettent à ce rythme de consommation, l’humanité est FOUTUE au siècle prochain. En fait, nous voyageons et consommons en espérant profiter au maximum d’une situation infiniment injuste, à savoir que ce luxe d’occidentaux nous est encore permis PARCE QUE la majorité de la planète n’y a pas accès.

  10. Gros dilemme que le voyage en avion depuis que je me suis ouvert aux aspects nuisibles de la vie à l’ européenne pour le reste de l’humanité.

    Et c’est encore plus dilemmogène* suite aux expériences d’un voyage à pied de 2500km. D’une transatlantique à la voile (et moteur dans la pétole, faut pas rêver) en passant par Brest – Lisbonne- Madeire – Canaries – Cap-Vert – Sainte Lucie – Martinique avec une association.
    A l’époque 1200€ et 1 mois ++ de voyage, des souvenirs inoubliables à la clé, incomparable avec la violence et aussi la génialitude de l’avion, faut le reconnaître.
    Pour ceux qui ont le temps cette asso est un bon plan (projets, ambiance, valeurs) pour traverser et rejoindre l’Amérique. http://www.belespoir.com/

    Et pourquoi ne pas “compenser” ?
    Je parle pas d’empreinte carbone, ça me semble limitant et un peu trop utilisé dans l’industrie du greenwashing.
    Je veux dire par là, remettre son mode vie, son quotidien, ses besoins réels en questions.
    Je fais partie des 0,4% de personnes vivant sans frigo: http://www.lemonde.fr/cop21/visuel/2015/11/02/et-si-on-se-debarrassait-de-nos-refrigerateurs_4801641_4527432.html

    Au départ c’est parti de l’exemple de quelqu’un sur un chantier participatif, je l’ai pris pour un extra-terrestre à l’époque, n’étant pas mature sur bien des questions essentielles à mes yeux, dorénavant.
    Et puis j’en ai fait l’expérience, expérience qui est devenue un nouveau mode de fonctionnement et d’organisation depuis 18 mois. Validé quoi, et dans la joie.

    Je fais aussi partie des 0,00xxx % vivant sans machine à laver, sèche linge, ni outrance d’électroménager. Par choix, cohérence, solidarité. Le lave vaisselle peut être une bonne idée par contre, plus économe en eau pour une famille je pense.

    Mes revenus sont juste sous le seuil de pauvreté Français, ça me coûte une blinde d’être propre (l’équivalent de l’achat d’une machine à laver par an) et pourtant je vais dans les laveries, car ces machines professionnelles ne tombent pas sous le joug nihiliste de l’obsolescence programmée, et durent 20 -30 ans.
    Elles sont très efficaces aussi. Laver et sécher 17kg de linge en 1h15 c’est vraiment un emmerdement minimal, 1 lessive toutes les 3 semaines en moyenne.

    Je peux le financer car justement j’ai l’abonnement énergétique le plus minimal qui soit. Le fournisseur me rends même du fric lors de la régularisation annuelle.

    Bien sûr c’est assez facile pour moi, je suis conscient d’être pauvre dans un pays riche, célibataire sans enfant, et réellement déterminé à l’aube de la quarantaine.

    Je suis surfer, gros cas de conscience que les déplacements nombreux et le coût en pétrole pour rejoindre les spots aussi, le co-voiturage surf étant très limité dans ma région. En passant, pour ceux qui connaitrait pas: https://co-rider.fr/

    En quête d’un mode de vie vraiment adapté à la vie sur Terre. Je trouve que les animaux et les tribus amérindiennes ont beaucoup à nous apprendre par exemple. Les sauvages et les brutes, c’est nous! 🙂

    * terme non reconnu par l’Académie Française

  11. Pareil que les deux derniers messages, je trouve cet article un peu léger. Tout est dit dans cette phrase : “Car honnêtement, qui serait réellement prêt à ne pas partir loin uniquement pour des questions écologiques?”.
    1) La préoccupation écologique n’est qu’une des variables de l’équation de nos choix, qui inclut aussi le plaisir de voyager, le temps libre limité, etc. C’est bien normal, d’ailleurs, sauf que l’écologie n’a visiblement pas le poids qu’elle mérite dans le calcul, d’où la gêne de GreenGeekette. Après, je dis pas, si ce voyage aux EU était le voyage de votre vie et que vous ne prenez presque jamais l’avion par ailleurs, pourquoi pas.
    2) La référence à un collectif indéterminé “QUI serait prêt…”, pour se dédouaner individuellement de ce qui transparait comme un genre de faute morale. D’une part, c’est symptomatique d’un problème actuel de l’écologie politique qui individualise les “fautes” de chacun pour mieux occulter les problèmes systémiques… même si, d’autre part, force est d’avouer qu’éviter l’avion est probablement l’un des seuls comportements individuels écologiquement significatifs.

    Bref, je me permets ce commentaire moins pour incriminer GreenGeekette ou ses lecteurs (je ne suis pas du tout exemplaire moi-même et je n’ai lu que cet article) que pour casser un peu la machine à excuses qu’on se sert à nous-mêmes. Dans le genre des “Je ne prends l’avion qu’une fois ou deux par an”, “Il faut bien que je prenne des vacances pour décompresser”, ou encore “l’avion était inévitable pour faire tel voyage”. Parce qu’au bout du compte, quelle que soit la bonne raison invoquée, la même quantité de GES aura été émise dans l’atmosphère. Autant être honnête avec soi-même, et admettre d’emblée qu’on tient un peu compte de l’écologie, mais qu’elle ne conditionne pas VRAIMENT nos modes de vie. En somme, éviter de s’illusionner et s’auto-greenwasher.

  12. Hello,

    Pour être honnête je suis tombé sur cet article (bien écrit) en googlant “peut-on arrêter de prendre l’avion ?”. Je suis donc de parti pris – l’incohérence du choix de ce moyen de transport avec des convictions “écolo” me semble flagrante.

    Je suis absolument d’accord avec Sceptique et Olive, entre autres, et j’ai été aussi perturbé par la phrase “Car honnêtement, qui serait réellement prêt à ne pas partir loin uniquement pour des questions écologiques?”

    Je trouve que si justement on remettait ça en question, on ferait des progrès considérables en tirant les leçons du renoncement, et que ça nous permettrait de réfléchir à l’ensemble de nos comportements écolos par ailleurs.

    Bonne continuation

  13. Déjà quelques années ont passé, mais il faut l’avouer rien n’a évolué sur cette question pourtant cruciale! tout s’enchaine très vite, les consciences n’évoluent pas! la preuve la semaine dernière, en pleine COP23, en une journée est officialisée la commande de 600 gros avions (airbus et boeing compris)…une cata écologique énorme!!! parallèlement la population dans notre civilisation “riche” s’achète certainement de plus en plus une jolie conduite de façade dans sa dite conso de plus en plus “bio” ! alors que cette consommation de proximité qui tombe sous le sens devrait juste être considérée comme normale. Mais restons optimiste, même si au fond cela est impossible!

  14. Privilégier les vacances proches de soi. Ne pas avoir trop d’argent pour ne pas être tenté de polluer la planète en allant à l’autre bout de la planète. C’est certes simpliste mais efficace.

  15. Dans un monde idéal les voyages en avion seraient surtaxés pour éviter les tentations et toutes le compagnies transport maritime de marchandise proposeraient des couchettes sur leurs porte-conteneurs. Mais en attendant je crois qu’il faut tout simplement accepter de ne pas partir loin en vacance : un vegan qui recycle tout, consomme très peu d’eau, ne prend que les transport en commun mais aussi l’avion a une empreinte écologique plus importante qu’un quidam moyen qui enchaînerait barbecues, 4×4, et grands bains d’eau chaude mais ne prendrait pas l’avion…

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